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46 MILITAIRES IVOIRIENS AU MALI, UMARO SISSOCO EMBALO LE PRÉSIDENT DE LA CEDEAO PREND POSITION

L’affaire des 46 militaires ivoiriens emprisonnés au Mali ne cesse de susciter des réactions. Après Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, c’est au tour du président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, le président en exercice de la CEDEAO a fait connaître son avis sur la question.

Le sujet va être l’un des principaux points à discuter lors du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) annoncé à New York. Mais déjà, le président en exercice de l’organisation sous-régionale ouest africaine a fait connaître son avis.

« Moi, je pense que ce ne sont pas des mercenaires. On vient de voir, avant-hier, la déclaration du Secrétaire général des Nations unies qui dit que ce ne sont pas des mercenaires », a souligné Umao Sissoco Embalo dans une interview aux confrères français Rfi et France24.

La veille, dans une interview accordée également à ces confrères, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies avait aussi abondé dans le même sens.

« Ce ne sont pas des mercenaires, c’est évident », avait-il rassuré, non sans indiquer qu’il « faut résoudre ce problème ».

Depuis le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été mis aux arrêts à l’aéroport international de Bamako. Le Mali qui les a inculpés mi-août, les accuse de mercenariat. Une accusation que rejette Abidjan. Selon les autorités ivoiriennes, il s’agit du 8e contingent de forces de soutien aux forces de la MINUSMA, la mission onusienne au Mali.

‘’Chantage’’ des autorités de la transition malienne »

Des médiations et facilitations de plusieurs chefs d’Etat africains ont permis la libération de trois de ces militaires. Il s’agit des trois femmes qui faisaient partie de ce contingent. Alors que ces premières libérations laissaient entrevoir une lueur quant à la résolution de la tension entre les deux pays, Bamako a conditionné la libération des autres soldats par l’extradition de certaines personnalités maliennes sous le coup de la justice, exilées en Côte d’Ivoire.

Pour Abidjan, il s’agit d’un ‘’chantage’’ des autorités de la transition malienne dirigée par le colonel Assimi Goita. Et estime que le Mali fait une prise d’otage de ses soldats. Exaspérée, la Côte-d’Ivoire a saisi la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Les deux pays sont membres de cette organisation. Mais le Mali est suspendu des instances de décisions depuis le coup d’Etat qui a renversé feu le président Ibrahim Boubacar Kéita.

Pour le président en exercice de la CEDEAO, Bamako devrait revoir sa position pour une résolution rapide de la crise.

« Moi, à la place des Maliens, j’aurais relâché ces 49 soldats…à la place des Maliens, je n’aurais pas émis ces conditions », insiste Umaro Sissoco Embalo.

Le sommet extraordinaire de la CEDEAO est prévu se tenir le jeudi 22 septembre 2022.

 

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