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À la Une: Bédié-Gbagbo-Ouattara, réconciliation ou «impasse mexicaine»?

Les trois piliers de la vie politique ivoirienne ensemble sur la photo. Ce serait rien moins qu’une première depuis 17 ans. Et ce matin, cette perspective est à la Une des journaux plus ou moins proches aussi bien du PDCI d’Henri Konan Bédié que du PPA-CI de Laurent Gbagbo, et que sont Le Nouveau Réveil, Dernière Heure, Le Temps, L’Essor, ainsi qu’à celles de L’Inter et de Soir Info.

Lesquels quotidiens indépendants relaient en chœur ce matin l’information émanant initialement de Jeune Afrique. « Une entrevue entre Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo est à l’étude, signalait avant-hier ce journal panafricain. Si aucune date n’est pour le moment fixée, celle-ci pourrait avoir lieu d’ici à la fin du mois de juin (…) Craignant le rapport de force que souhaitaient lui imposer les patrons du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), ADO y a longtemps été défavorable », souligne Jeune Afrique, en remarquant que si les relations Bédié-Ouattara « se sont récemment réchauffées (…) de nombreux points de crispation subsistent en revanche avec Laurent Gbagbo, dont les indemnités d’ancien chef d’État, notamment, sont toujours gelées par la présidence ».

Une prochaine entrevue Bédié-Gbagbo-Ouattara ? À Abidjan, ce matin, le quotidien Le Temps confirme. « Certainement que la deuxième semaine du mois de juin est la bonne (…) mais prudence », modère ce journal proche de l’ex-président Laurent Gbagbo. Et ça ne serait pas rien, puisqu’en effet, comme le rappelle Le Temps, « la dernière fois que l’on a vu ces trois personnalités ivoiriennes ensemble, remonte (…) à la Signature de l’Accord de Tshwane (Pretoria), en Afrique du Sud, le 7 avril 2005 », c’était il y a donc bien 17 ans.

Au pays des morts intègres
Au Burkina Faso, une cinquantaine de civils ont été tués le 25 mai à Madjoari, dans la province de l’Est, près de la frontière avec le Bénin. Attaquée à deux reprises par le passé, cette bourgade était soumise à un blocus de la part des jihadistes. C’est en tentant de fuir que les habitants ont été pris pour cible par des hommes armés non identifiés.

Attention, prévient le journal local Le Pays, au Burkina Faso, « il y a péril en la demeure ». Ce quotidien ouagalais enjoint les autorités de la Transition à « prendre réellement conscience de l’état de la situation pour ne pas se laisser surprendre par la tournure des évènements. Les militaires ont pris le pouvoir dans le but de régler le problème sécuritaire. Ils doivent tout faire pour respecter leur engagement. À défaut, il reviendra au peuple de les y contraindre en leur indiquant le chemin de l’honneur et du patriotisme », prévient Le Pays.

Berceaux de la mort au pays de la Teranga
Au Sénégal, le président Macky Sall a limogé le 26 mai son ministre de la Santé après l’incendie ayant causé la mort de onze bébés dans l’hôpital public de Tivaouane. Le ministre Diouf Sarr « défenestré », lance Walf Quotidien. « Abdoulaye Diouf Sarr n’est plus ministre de la Santé et de l’Action sociale. Il vient d’être viré par le président Sall qui n’aura pas attendu son retour. Ainsi, celui que beaucoup de Sénégalais désignent comme le responsable du drame de Tivaouane est remplacé par Marie Khemesse Ngom Ndiaye. Cette dernière, connue à travers le petit écran pour avoir, un temps, présenté le “point covid” était jusque-là Directrice de la Santé publique », pointe Walf Quotidien.

Malheureusement, ça n’est pas qu’au Sénégal que les hôpitaux publics sont « malades », souligne pour mieux le déplorer le quotidien burkinabè WakatSera. « Mais comme pour le plus petit bobo, les dirigeants et leurs proches ont le privilège d’aller se faire soigner à l’extérieur, au frais du contribuable d’ailleurs, les hôpitaux manquent souvent de tout », soupire cet autre journal ouagalais.

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