09302022Headline:

À la Une: toujours pas de calendrier «acceptable» au Burkina, au Mali et en Guinée

Les autorités de ces trois pays avaient jusqu’au 25 avril, c’est-à-dire jusqu’à hier, pour montrer leur volonté de rendre au plus vite le pouvoir aux civils, et cela à travers un chronogramme acceptable de transition. C’est l’ultimatum qui avait été fixé à Accra, par la Cédéao, faute de quoi, nous dit Le Pays « de lourdes sanctions économiques et financières s’abattraient sur le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. »

« C’est vrai que les anciens présidents burkinabè et guinéen ont été récemment libérés, rapporte Le Pays, mais on peut se demander, à juste titre, si cela suffira à calmer l’ire des dirigeants de la Cédéao et à annuler les sanctions projetées. Rien n’est moins sûr, surtout que les lignes n’ont pas bougé sur la question de la durée de la transition dans les trois pays bannis de la sous-région, malgré la réalité des menaces qui planent sur eux. »
Des menaces ouest-africaines sans vraiment d’effet

Exemple en Guinée, donné par Le Monde Afrique. Depuis le coup d’État le 5 septembre dernier, le colonel Mamadi Doumbouya « n’a toujours rien dit sur l’échéance à laquelle il compte honorer son engagement à rendre le pouvoir à des civils élus. »

Au contraire, « la Guinée défie la Cédéao, lance le site d’informations Afrik.com, la junte au pouvoir n’a présenté aucun rapport et charge l’institution.» Afrik.com qui reprend les mots du porte-parole du gouvernement de Transition, Ousmane Gaoual Diallo : « Nous n’avons pas transmis de document à la Cédéao. Le gouvernement guinéen n’agit pas sous la contrainte ». Et la junte va même plus loin : « la Cédéao s’est détournée de l’objectif d’être une institution au service des populations. Et de plus en plus, elle apparait aux yeux de l’opinion publique ouest-africaine comme une organisation au service de quelques chefs d’État et cela ne marchera pas ».
Les autorités du Burkina veulent une transition de 3 ans

« Le gouvernement burkinabè a affirmé hier qu’il n’entendait pas écourter cette période avant un retour des civils au pouvoir, comme ses voisins ouest-africains l’avait demandé », assure le site VOA Afrique.

« Les discussions se poursuivent, le Burkina Faso est dans une très bonne disposition à entendre les remarques de la Cédeao », a déclaré Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement. « Par contre, nous n’allons pas sacrifier nos efforts pour ramener la paix dans le pays en courant derrière un calendrier intangible et dont le délai ne tient pas du tout compte des réalités du terrain ».

Pour rappel, parmi les exigences de la communauté ouest-africaine, il y a la libération de l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré. Selon des proches, il n’est toujours pas entièrement libre de ses mouvements et reçoit des visites sous certaines conditions.
La suite du procès de l’assassinat de Thomas Sankara

« Hier, il n’aura fallu que six petites heures au juge Urbain Méda et à ses collègues pour liquider le dossier des plaidoiries pour les intérêts civils », écrit L’Observateur Paalga. L’Etat, en sa qualité de partie civile a réclamé plus d’un milliard de francs CFA pour le préjudice qu’il a subi….Quant aux avocats nationaux et la famille Sankara, ils ne réclament qu’un franc symbolique.

Pour Aujourd’hui au Faso, « après avoir signifié l’importance de leur combat, Bénéwendé Sankara a demandé ce franc symbolique pour préjudice moral. La famille a également souhaité la restitution à l’État, des effets de Thomas Sankara saisis, notamment sa bague de mariage, un album photo, son pistolet, son journal et bien d’autres objets. » Le délibéré est attendu le 10 mai prochain.

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