07272017Headline:

Affaire d’envoi de 10 000 jeunes en Arabie Saoudite: le gouvernement invité à revenir sur sa décision

jeune malien

Sur la base de cet accord entre les autorités maliennes et saoudiennes, un premier contingent de 200 aides-ménagères, 100 chauffeurs et de 50 infirmiers et infirmières sur une offre de 10 000 travailleurs devrait rejoindre très prochainement les « Terres Saintes ». Seulement voilà, quelques réactions négatives ont suffi pour constater un recul des initiateurs de ce projet.
Cette dernière décision n’est pas du goût de tout le monde. Aujourd’hui, certaines organisations de la société civile, parmi lesquelles l’ADEJ-MALI (Association pour le développement socio-économique et technologique de la jeunesse du Mali), appelle le gouvernement à revenir sur sa décision de suspension.
Dans une déclaration en date du 26 mars, signé de son président, Modibo Diakité, l’ADEJ après analyses et réflexions, encourage le gouvernement à ne pas abandonner cette initiative jugée salutaire pour les jeunes de notre pays, majoritairement frappés par le chômage et le manque de perspectives. Pour ce faire, l’ADEJ a préconisé des mesures, dont la révision en hausse des salaires proposés par les partenaires saoudiens, de 150 000 à 200 000 F CFA par mois. Il s’agit aussi de mettre de la rigueur dans le recrutement des futurs immigrés.
En effet, cette décision a été prise au cours d’une réunion extraordinaire, le samedi 26 mars 2016, sur le recrutement de 10 000 jeunes âgés de 21 à 41 ans au regard de la convention de partenariat entre l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) et la SMASCOS (AMSAFREEP MANPOWER SOLUTION) par les membres du bureau exécutif de l’ADEJ-Mali.
Dans la déclaration qui a sanctionné cette réunion, il ressort que l’ADEJ, ‘’conscient de la problématique de l’emploi au Mali ; conscient que l’Arabie Saoudite est un pays de monarchie ; conscient de l’application de la charia en Arabie Saoudite ; suivant les expériences de certains membres ayant travaillé dans les conditions similaires ; suivant les renseignements obtenus des Maliens exerçant dans les conditions similaires en Arabie Saoudite ; soucieux de relever le défi de l’emploi des jeunes, soutient le projet d’envoi des 10 000 jeunes en Arabie-Saoudite’’.
Aussi, l’ADEJ recommande à l’ANPE de : mener une large campagne de communication et de sensibilisation à l’endroit des populations à l’effet de lever toute ambiguïté ; effectuer un voyage d’études et d’analyses sur les expériences et la crédibilité de AMSAFREEP MANPOWER SOLUTION en Arabie Saoudite ; épargner les jeunes femmes n’ayant pas 30 ans ; mettre en place un mécanisme de suivi mensuel par le biais des autorités consulaires, SMASCO et les familles ; renégocier le salaire minimum à la hausse à 300 dollars/mois. Au regard de ce qui précède, l’ADEJ-Mali demande à : « la population d’avoir confiance à l’administration publique ; la population d’aller aux sources des informations avant de s’en prendre à leurs autorités ; l’ANPE d’édifier la population à travers les radios et les journaux sur le contenu de la convention de partenariat avec AMSAFREEP MANPOWER SOLUTION ; le gouvernement d’appuyer l’ANPE à la bonne exécution de sa convention avec AMSAFREEP MANPOWER SOLUTION. D’ores et déjà, l’ANPE a annoncé, le 31 mars dernier, la suspension de ce projet à la demande ministère de l’Emploi de la formation professionnelle, de la jeunesse et de construction citoyenne. Cette décision se justifie par le fait que l’ANPE, selon ses responsables, aurait reçu des informations défavorables sur les conditions d’exercice dans le pays d’accueil. Toutefois, l’ANPE reconnait que lesdites infirmations ne sont pas encore vérifiées.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source: info-matin

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