09192020Headline:

Angola/ Immigration clandestine: 140 africains dont des Ivoiriens arrêtés

bateau homme

Une embarcation de clandestins en partance pour l’aventure. Partis de la RDC, ils n’ont pas eu le temps de s’installer dans ce petit eldorado pétrolier qu’ils ont payé des fortunes pour atteindre.

C’est depuis le samedi 20 décembre que leur embarcation a quitté le port de Mwanda en République Démocratique du Congo, (RDC). Pour ce voyage, ces candidats à l’aventure ont déboursé chacun entre 500 et 1000 dollars (250.000 Fcfa à 500.000 Fcfa) environ. Après cinq jours sur la mer, ils sont arrivés sur les côtes angolaises le jeudi 25 décembre. Mais les gardes-côtes angolaises ont mis fin à leur rêve.

Ils étaient 140 au total, dont 96 Guinéens, 11 Sénégalais, 2 Ivoiriens, 5 Congolais de Brazzaville, 21 Maliens, 10 Mauritaniens, 1 Tchadien, 2 Gambiens et 18 Burkinabés. Appréhendés, ils ont tous été conduits au centre de rétention de Trinita à 30 km de Luanda, d’où ils seront dans les prochains jours rapatriés vers leurs pays respectifs.

Dans une récente déclaration commune, des organisations de défense des droits de l’Homme, notamment la Rencontre africaine des droits de l’Homme (Raddho), Amnesty International/Mali, la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme (Fidh), la Ligue sénégalaise des Droits humains (Lsdh), l’Association malienne des Expulsés (AME), pour ne citer que celles là, ont vivement dénoncé ces arrestations. Elles ont appelé les autorités angolaises à mettre immédiatement un terme aux « arrestations et détentions arbitraires » des ressortissants africains vivant en Angola.

Selon ces organisations, quelque 3000 africains, dont la plupart viennent de l’Afrique de l’Ouest, ont été arrêtés ces dix derniers jours. Ces arrestations se font aussi bien dans les domiciles de ces immigrés, que sur leurs lieux de travail. Une bonne partie également est raflée dans les rues. Les organisations de défense de droits de l’Homme dénoncent surtout les « traitements inhumains, cruels et dégradants » dont seraient victimes ces immigrés dans les centres de détention. Elles ont appelé les autorités de leurs pays respectifs à obtenir le plus vite possible leur libération. L’or noir dont l’Angola est le deuxième producteur africain après le Nigeria, fait de ce pays, un véritable chantier, qui attire des milliers de travailleurs du continent. Mais cet ”eldorado” n’est en réalité qu’un mirage. Malgré sa richesse en brut, ce pays se classe au 142e rang sur 155 pays dans l’indice de performance. Cette situation oblige l’État angolais à prendre des mesures draconiennes pour freiner l’immigration afin de préserver le pain des nationaux.

Charles d’Almeida

Sources : Guineepresse.et Afriquinfos

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