03272017Headline:

Après Kadhafi, Sarkozy fait les poches maintenant à Mohammed VI du Maroc

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Nicolas Sarkozy est reçu en grande pompe à partir de dimanche 21 juin au palais marocain. Une manière pour les autorités du royaume de signifier leur mécontentement au pouvoir socialiste français qui a mis l’accent sur son alliance avec Alger. C’est aujourd’hui que Nicolas Sarkozy effectue une visite d’Etat au royaume du Maroc. C’est la première fois qu’un chef de parti français sera reçu avec tant d’honneurs officiels dans le pays de Mohammed VI. Selon le programme communiqué par le nouveau parti Les Républicains, l’ancien président de la république sera reçu en audience par le roi, avant de rencontrer tout ce que Rabat compte d’important. Il aura ainsi des entretiens avec le Chef du gouvernement, l’islamiste Abdelilah Benkirane, mais aussi avec le ministre des Affaires étrangères et avec le président du parlement. Sarko, le marocain Un agenda digne de celui réservé habituellement aux grands hôtes du royaume. D’ailleurs, aussi bien le timing que le programme de la visite n’ont pas manqué de soulevé des commentaires dans le landerneau diplomatique à Rabat. « Mohammed VI punit François Hollande qui s’est montré très goujat avec le Maroc », affirme un ministre marocain. La déclaration de François Hollande à Alger sur l’installation d’une usine Peugeot Citroën a été très mal reçue à Rabat, d’autant plus Carlos Tavares, patron de PSA devait, deux jours après, en présence du roi un accord pour une usine de son groupe à Kénitra, au nord de la capitale marocaine. « On savait qu’entre le souverain chérifien et l’actuel locataire de l’Elysée, il n’y avait pas d’atomes crochus, mais cet aveugle alignement de Hollande sur El Mouradia, exaspère le palais et irrite les cercles des mais français du Maroc », souligne un ancien ambassadeur français à Rabat. En effet, à Rabat, on semble attendre avec impatience les prochaines échéances électorales françaises, tout en faisant clairement savoir que le palais avait déjà choisi son candidat. « C’est sans précédent dans les relations entre les deux pays. Même du temps de François Mitterand et de Hassan II, on gardait des courroies de transmission. Là la rupture avec l’Elysée est irréversible. Au royaume, Hollande est perçu comme une malheureuse parenthèse qu’on espère se voir rapidement fermée », précise notre ancien ambassadeur. D’ailleurs, selon des sources proches de l’ambassade de France à Rabat, cela fait plus d’un mois que l’Elysée a manifesté auprès des autorités marocaines la volonté de François Hollande de venir au royaume. Une demande qui est restée sans réponse à ce jour. « Les dirigeants socialistes ne comprennent rien aux subtilités du royaume et c’est la France qui risque de payer cash en se mettant à dos le Maroc sans pour autant satisfaire l’Algérie », commente un ministre marocain, qui préfère garder l’anonymat.

.afrikanow

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