06302022Headline:

Après le G5, le Mali dénoncera-t-il la présence du contingent tchadien de la Minusma?

La décision du Mali de se retirer du G5 Sahel a été annoncée le 15 mai au soir dans un communiqué par les autorités maliennes de transition. En cause, le fait que le Mali n’ait toujours pas été autorisé à prendre la présidence tournante de l’organisation, alors que cela aurait dû être le cas depuis février dernier. La France est-elle à la manœuvre comme le dénonce Bamako ? Le Mali ne prend-il pas un risque en rompant cette alliance militaire avec ses voisins directs ?

Le G5 Sahel était déjà très affaibli et en réalité, l’a été dès sa naissance. C’est une organisation qui est née de plusieurs situations perçues comme négatives par d’autres cadres multilatéraux. D’abord, le cadre de la Cédéao qui a été considéré comme non pertinent à la suite de l’incapacité que l’organisation a eue de mettre sur pied une force d’intervention pour le Mali au cours de l’année 2012. Il en va de même du cadre de l’Union africaine qui n’a pas réussi à déployer sa force de réaction rapide, la Caric, en 2013. Donc, le G5 Sahel a été créé, si je puis dire, par défaut. Et ses conditions de création ont largement influé ensuite sur sa difficulté à mobiliser des financements. C’est une organisation qui, par ailleurs, à la suite du retrait malien va souffrir d’une discontinuité territoriale et d’un vide institutionnel en raison du départ de l’un de ses membres.

Melv

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