10172019Headline:

Attaques Terroristes au Burkina Faso: le président Roch Kaboré accuse Blaise Compaoré de “vengeance” et la France de “vouloir s’accaparer des richesses du Burkina”

Une grande partie du territoire échappe désormais au contrôle de Ouagadougou qui commence à peine à sortir du déni face à la multiplication des attaques des groupes armés et des milices dites « d’autodéfense ». Le nombre de déplacés dans le pays atteint désormais près de 300 000 personnes en raison de la violence des groupes djihadistes.
Ouagadougou a en effet perdu la main sur une bonne partie du pays. « Environ un tiers du territoire échappe à son contrôle », affirme un officier de la police burkinabé. Une estimation confirmée par d’autres sources occidentales. Attablé à une terrasse de restaurant de la capitale, le policier trace les zones rouges à grands traits sur une carte du pays. Région par région, d’ouest en est, il isole la moitié de la Boucle du Mouhoun, les deux tiers du Centre-Nord, la totalité du Sahel, et un demi de l’Est. Autant de zones frontalières du Mali, du Niger, du Bénin et du Togo. « Pour compléter le tableau, le Sud-Ouest [proche de la Côte d’Ivoire] est sous la menace des bandits et des coupeurs de route », ajoute le policier.
En octobre 2018, la présidence de Roch Marc Christian Kaboré servait encore un « scénario complotiste » au ministre français des affaires étrangères : la main vengeresse de l’ancien président Blaise Compaoré, chassé par la rue, serait derrière toutes ces attaques. Puis on a accusé la France, soupçonnée de vouloir s’accaparer des richesses nationales.

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