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Bamako: Antonio Guterres entend déployer plus de soldats onusiens au centre du Mali.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres a indiqué que la présence de l’opération onusienne au Mali sera renforcée dans le Centre du pays, où les violences contre les populations civiles se sont accrues ces derniers mois, dans son rapport trimestriel (septembre-décembre), sur la situation sécuritaire au Mali.

Il y a une semaine, 37 civils Peuls ont été “exécutés dans leur domicile”, le jour de l’an, à Koulogon, à 117 Km de la ville de Bankass, dans la région de Mopti au Centre du Mali, dans une attaque attribuée à des chasseurs traditionnels Dozos, d’ethnie Dogons.

Dans la foulée, les autorités maliennes ont mené une traque dans ce village peul, où elles ont interpellé sept personnes et ouvert une enquête.

“La présence des Nations unies dans le centre est en passe d’être renforcée afin de soutenir le programme de stabilisation multidimensionnel du gouvernement”, a fait savoir M. Guterres, appelant les autorités maliennes “à redoubler d’efforts, afin de trouver une solution aux causes profondes du conflit et de régler les problèmes de sécurité dans les zones concernées”.

En 2018, “les groupes armés opérant au Mali ont mené 64 attaques, dont 35 contre les Forces de défense et de sécurité maliennes, 16 visant les groupes signataires de l’accord de paix d’Alger signé en 2015, sept contre la mission onusienne au Mali (MINUSMA)”, selon Antonio Guterres, soutenant qu’il “demeure extrêmement préoccupé par les conditions de sécurité au Mali, en particulier dans le Centre du pays”.

Pour le secrétaire général de l’ONU, “il faut remédier de toute urgence à cette situation en adoptant une stratégie plus intégrée et globale sous peine de la voir se détériorer”, compte tenu du caractère généralisé de ces attaques des groupes armés, dont 24 sur les 64 ont eu lieu à Mopti, 13 à Tombouctou, Gao (12), Kidal (7), Ménaka (4), trois à Ségou et une attaque à Kayes.

Une situation humanitaire précaire …

Dans ce rapport de 18 pages, Antonio Guterres a également évoqué le volet humanitaire au Mali, où “3,4 millions de personnes pourraient être concernées par le plan de réponse humanitaire 2019” de l’ONU “contre 4,1 millions au début de l’année 2018”.

Poursuivant, M. Guterres n’a pas caché que le Mali qui “abritait jusqu’à décembre 2018, plus de 24.418 réfugiés et 737 demandeurs d’asile”, a une “situation humanitaire qui demeure précaire”.

Déployée au Mali en avril 2013, après le coup d’Etat de 2012 et l’occupation de la moitié Nord du pays par des groupes armés, la MINUSMA cumulait en décembre 2018 un l’effectif de 12.144 personnes, contre 12.231 en septembre, sur un effectif autorisé de 13.289, selon l’ONU.

le banco

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