12122017Headline:

Burkina ;Affaire audio / Kafando invite Soro à répondre au mandat d’arrêt pour dire sa part de vérité

kafongo ouattara

Ecoutes téléphoniques au Burkina/ Kafando invite Soro à répondre au mandat d’arrêt

« Il n’y a pas de problème à lancer un mandat d’arrêt contre lui »
«Il y a eu une situation grave au Burkina

Au Niger où il a présidé une mission d’observation des élections dépêchée par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), l’ancien président de la Transition, Michel Kafando, a accordé un entretien à plusieurs quotidiens burkinabé.

Plusieurs sujets ont été abordés dont celui portant sur le mandat d’arrêt émis par la justice militaire contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne. N’ayant pas l’habitude d’empiéter sur les affaires judiciaires comme il le dit lui-même, l’homme d’État burkinabé a, tout de même, donné son avis sur ce sujet qui a eu lieu après la Transition. Dans l’interview, Kafando invite Guillaume Soro à répondre à la justice burkinabé pour dire sa part de vérité sur le coup d’État du 17 septembre 2015 qu’il qualifie de ”situation grave”. «Quand un mandat d’arrêt est émis contre quelqu’un, ça ne veut pas dire que la personne est condamnée. Mais si la personne est impliquée par des preuves concrètes que l’on détient, il lui suffit d’aller répondre, de se justifier», a-t-il déclaré avant d’ajouter : «Je ne trouve donc pas qu’il y a un problème à lancer un mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée ivoirienne, Guillaume Soro». Pour le président de la Transition burkinabé, ce coup d’État manqué a été une situation grave qui a été créée au Burkina où des officiers ont enfreint la loi avec des connivences à l’extérieur. Selon lui, les mandats d’arrêts qui concernent les complicités à l’extérieur ne posent aucun problème. Pour rappel, suite à un élément sonore attribué à Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, rendu public sur les réseaux sociaux en novembre 2015, l’enregistrement fait apparaître le rôle qu’aurait joué Soro dans le coup d’État manqué de 2015 au Burkina Faso. La conversation attribuée à Djibrill Bassolé et Guillaume Soro se serait tenue dans le cadre d’un soutien au putsch manqué au Burkina Faso en septembre 2015. Il y est question d’actions à mener pour faire réussir cette tentative de coup d’Etat. Dans l’enregistrement, Soro avouerait aussi être à l’origine des exécutions des hommes politiques ivoiriens Désiré Tagro et Ibrahim Coulibaly dit IB.

Cyrille DJEDJED

l’inter

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