10232017Headline:

Burkina : comment Kadré Désiré Ouédraogo s’est fait rouler

Kadre Ouedraogo

L’ancien Premier ministre burkinabè, Kadré Désiré Ouédraogo, n’est pas le candidat de son parti (le CDP, anciennement au pouvoir) pour la présidentielle d’octobre. Il était pourtant apprécié de la base et des cadres. Explications.

Considéré par plusieurs barons du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), à commencer par Blaise Compaoré, comme le candidat idéal pour la prochaine présidentielle, plébiscité par de nombreux militants de base et dragué de toutes parts, Kadré Désiré Ouédraogo, l’ancien Premier ministre et actuel président de la Commission de la Cedeao, a trop tergiversé.

Selon plusieurs sources, il était sollicité depuis plusieurs mois, mais n’a fait acte de candidature auprès du bureau politique qu’au début du mois d’août, alors que le CDP avait déjà choisi son poulain en la personne d’Eddie Komboïgo, un proche de Gilbert Diendéré et de François Compaoré.

Voulait-il assurer son avenir à la Cedeao en cas d’échec ? Kadré n’a en tout cas fait aucune publicité autour de sa décision : il a actionné plusieurs leviers discrets pour défendre sa cause auprès des patrons du parti, notamment l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo.

Selon nos sources, cet acte de candidature sur le tard a provoqué un débat interne. « On en a discuté, certains y étaient favorables, glisse un cadre. Mais Eddie a refusé de céder sa place et on ne pouvait l’y obliger. Kadré a mis trop de temps à se décider. »

Le 29 août, le Conseil constitutionnel a cependant invalidé plusieurs candidatures, dont celle d’Eddie Komboïgo, en vertu du Code électoral qui stipule que toute personne ayant soutenu le projet de modification constitutionnelle est inéligible. Si le CDP avait choisi Kadré Désiré Ouédraogo comme candidat, il aurait peut-être pu se lancer dans la course à la présidentielle…

JA

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