05212022Headline:

Burkina Faso: après la clémence de la Cédéao, la classe politique veut penser la transition

Au Burkina Faso, les réactions commencent à se faire entendre, 24h après que la Cédéao a décidé hier de ne pas prendre de sanctions supplémentaires à l’encontre du Burkina Faso. L’organisation régionale a néanmoins demandé aux militaires, au pouvoir depuis le coup du 24 janvier, un chronogramme raisonnable de retour à l’ordre constitutionnel.

À quoi correspond une transition raisonnable ? C’est là toute la question qui anime la scène politique burkinabè au lendemain d’un sommet de la Cédéao qui a épargné le Burkina Faso de sanctions.

« Pour parler de république, il faut pouvoir parler d’État et cela n’est pas possible avec deux tiers de notre territoire aux mains des terroristes », analyse Eddie Komboïgo. La priorité donc doit d’abord être de régler la situation sécuritaire selon l’ancien chef de file de l’opposition, et les forces vives pendant ce temps doivent se tenir prêtes pour échafauder la transition de demain.

Eddie Komboïgo, ancien chef de file de l’opposition

« Notre transition ne doit pas être trop longue », estime quant à lui Lassina Ouattara, secrétaire à l’information du Mouvement du peuple pour le progrès de l’ancien président, Roch Marc Christian Kaboré. « L’incertitude politique risque de ralentir l’économie, mais aussi des projets de développement majeurs que nous avons avec certains partenaires techniques et financiers », conclut-il.

Lassina Ouattara, secrétaire à l’information du MPP

Pour Adama Congo, de l’Organisation patriotique de la jeunesse, l’heure est à la « déconstruction » du modèle démocratique pour le réinventer. « Il faut faire table rase du passé, explique-t-il, laisser au MPSR la chance de régler la question sécuritaire et continuer d’assurer une veille citoyenne sur ses actions ».

Melv

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