10052022Headline:

Burkina Faso: deux responsable de la mine de Perkoa condamnés à la prison avec sursis

Le 16 avril dernier, huit mineurs trouvaient la mort dans la mine de Perkoa, située dans le centre du Burkina Faso. Ils avaient été pris au piège après des pluies diluviennes. Le 1er mai, le gouvernement annonçait l’ouverture d’une enquête et prenait des mesures conservatoires pour empêcher les responsables de la mine de quitter le territoire. Deux responsables de cette mine ont été condamnés ce mercredi 14 septembre à des peines de prison avec sursis.

Le Sud-Africain Hein Frey, directeur général de Nantou Mining, la filiale locale de la société canadienne Trevali Mining, qui exploite la mine, écope de 24 mois de prison avec sursis et de deux millions de francs CFA d’amende, soit 3 000 euros. L’Australien Daryl Christensen, directeur des opérations de Byrnecut Burkina, société sous-traitante de Nantou Mining, est lui condamné à 12 mois de prison avec sursis et un million de francs CFA d’amende, soit 1 500 euros.

Des peines en deçà des réquisitions du parquet qui avait demandé cinq ans de prison avec sursis et 50 millions de francs CFA contre les deux hommes. Hein Frey et Daryl Christensen ont été reconnus coupables d’« homicide involontaire » par le tribunal de grande instance de Koudougou.

Le 16 avril dernier, huit mineurs, six Burkinabè, un Zambien et un Tanzanien, s’étaient retrouvés piégés après des pluies torrentielles alors qu’ils travaillaient à 700 mètres sous terre.

Lors du procès, le directeur de Nantou Mining, qui plaidait non coupable, a admis que la mine avait dépassé de 170 mètres la profondeur d’exploitation initiale. Pour le parquet, si les mineurs n’ont pas pu remonter rapidement en surface, c’est en raison de la modification de la fosse et de l’absence de système d’alerte précoce en cas d’inondation.

On prend acte de la décision de justice mais ce qui importe beaucoup plus pour nous c’était vraiment de connaitre les circonstances du drame, afin qu’on puisse situer les responsabilités et qu’un tel drame n’arrive plus jamais au Burkina Faso. Après avoir échanger avec les familles, beaucoup jugent que c’est en deçà de ce qu’ils attendaient mais le fait que le procès se soit tenu, c’est déjà un motif de satisfaction.

Melv

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