06302022Headline:

Burkina Faso: la classe politique s’interroge sur la gestion sécuritaire à Seytenga

Alors que le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba était en visite à Dori et à Seytenga mercredi 15 juin auprès des populations déplacées et des soldats, de nombreux Burkinabè, politiques, acteurs de la société civile ou simples citoyens sur les réseaux sociaux, attendent des explications, sur ce qu’ils considèrent comme un abandon des populations civiles.

Au Burkina Faso, quelques jours après le massacre des populations civiles à Seytenga, dans la région du Sahel, et à 24h de la fin des trois jours de deuil national, le bilan de l’attaque passe à 86 morts. Les recherches sont achevées selon le service d’information du gouvernement.

Tout en déplorant la mort des gendarmes et des civils à Seytenga, l’Union pour le progrès et le changement demande que les circonstances ayant abouti à l’abandon de cette localité par les forces combattantes du Burkina soient élucidées. « Après l’attaque de la gendarmerie, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné pour qu’on revienne s’en prendre à des populations civiles qui n’ont pas d’armes et ne demandent qu’à vivre ? »,interroge Moussa Zerbo, le porte-parole du parti. « Et il y a Dori qui n’est pas loin. Et il y a une base là-bas. On aurait pu s’attendre logiquement à ce qu’il y ait du renfort pour aider ceux de Seytenga. Il faut que la hiérarchie militaire prenne ses responsabilités et arrive également à situer les responsabilités. »

« C’est révoltant, c’est inquiétant, il n y a pas assez de mots pour qualifier ce qui est arrivé à Seytenga, lâche Eric Kinda, l’un des portes paroles du Balai citoyen. Pour ce mouvement, une telle situation ne doit plus survenir et il faut en tirer toutes les conséquences : « Les terroristes sont venus attaquer le détachement. Ils sont partis et ils ont eu le temps nécessaire de revenir une deuxième fois. On peut donc dire que c’est une population qui a été abandonnée à son propre sort et ça, c’est révoltant et inacceptable. »

Pour le porte-parole du Balai citoyen, il est grand temps que tous les patriotes burkinabè se mobilisent pour rentrer en bataille contre le terrorisme.

6000 déplacés à Dori

Dans la panique, plus de 6 000 personnes se sont réfugiées dans la ville voisine de Dori, où les besoins humanitaires sont importants explique le Docteur Ulrich Namfeibona, chef de mission adjoint de MSF.

Le plus urgent, c’est l’accès à l’eau potable, les abris et il manque aussi cruellement de toilettes.

Melv

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