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Burkina Faso: Le président Kaboré souhaite l’extradition de François Compaoré

Le président burkinabèRoch Marc Christian Kaboré a dit souhaiter l’extradition au Burkina Faso de François Compaoré, le frère cadet de l’ancien président, interpellé la semaine dernière puis laissé en liberté sous contrôle administratif en France.

François Compaoré était visé par un mandat d’arrêt international, lancé en mai par la justice  burkinabè qui souhaite l’entendre dans le dossier de l’assassinat en décembre 1998 du journaliste d’investigation Norbert, tué avec trois de ses compagnons alors qu’il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur de François.

“Pour nous et pour le peuple burkinabè, le souhait est que le tribunal puisse extrader Francois Compaoré au Burkina Faso pour qu’il puisse répondre de ce qui lui est reproché” a déclaré le président Kaboré au cours d’un entretien à des médias français déplacés à Ouagadougou en vue de la venue au Burkina d’ici la fin novembre, du président français.

“C’est une question de justice, mais je considère que c’est déjà une grande victoire que le mandat d’arrêt ait connu son exécution sur le sol français”, a-t-il indiqué, alors que la justice  a déjà effectué une demande d’extradition aux autorités françaises qui doit statuer, après étude du dossier, quant à son acceptation ou non.

Si les autorités judiciaires françaises peuvent, entre autre, évoquer la peine de mort, toujours dans les textes burkinabé, pour ne pas procéder à l’extradition, le président Kaboré sous pression des mouvements de la société civile, pense que cela ne devra pas être un ” grand obstacle ” car “à peine de mort, même si elle est dans nos textes, n’est pas appliquée au Burkina Faso”.

Évoquant le cas du président déchu Blaise Compaoré, qui vit en exil en cote d’Ivoire où il a obtenu la nationalité ivoirienne, le président élu après la révolution populaire de 2014, estime que ce n’est ce n’est “pas à son honneur” pour “un président qui après avoir géré 27 ans un pays, change de nationalité, pour se soustraire à la justice de son pays”.

“Je dis également que tout Chef d’Etat qui est appelé devant la justice  doit venir répondre. C’est pour cela lorsqu’on nous dit “Blaise Compaoré veut rentrer, il va rentrer”, nous disons il peut rentrer, il va se présenter à la Justice”, a-t-il indiqué.

Alors que le président français Emmanuel Macron est attendu pour une visite en fin novembre à Ouagadougou, le président Kaboré, à son tour dans le viseur des forces vives qui ont aidé à son arrivée au pouvoir, a dit espérer que les autorités françaises lèvent le secret-défense sur ses archives concernant l’assassinat de Thomas Sankara en 1987 et pour lequel Blaise Compaoré  fait l’objet d’un mandat d’arrêt.

Boa, Ouagadougou

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