10182017Headline:

Burkina Faso: Une organisation guinéenne demande au Président Kafando, « La mise aux arrêts et la traduction en justice de Moussa Daddis Camara »

Moussa_Dadis_Camara
A travers une lettre adressée au Président Burkinabé Michel Kafando, l’organisation Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalo demande la mise aux arrêts et la traduction en justice du Capitaine Moussa-Daddis Camara qui, selon l’organisation, est accusé par l’ONU d’avoir instigué avec ses complices l’exécution de crimes contre l’humanité, incluant notamment, des assassinats de citoyens non-armés, de viols de femmes en plein jour, de kidnappings ainsi que de tortures de civils innocents.
Citant entre autres exemples, le cas de l’ex-Président Tchadien Hissène Habré dont l’inculpation pourrait bien aboutir à un procès, « grâce à la détermination des organisations des victimes tchadiennes », l’organisation Pottal Fii Mantal Foutah Diallon se dit déterminée à faire en sorte que des bourreaux guinéens soient punis. «En dépit du déni de justice de la part du gouvernement guinéen, notre organisation appuyée par de nombreuses organisations internationales de défense des droits de l’homme n’est que plus résolue à ce que les responsables des crimes en Guinée soient jugés », écrit-elle à Michel Kafando
A travers cette lettre, l’organisation montre sa détermination à pousser l’Etat Burkinabè à la satisfaction de sa demande de poursuivre Moussa Dadis Camara. «Pendant que le processus de la saisine de la CPI suit son cours, nous voudrions rappeler à votre gouvernement son obligation d’appliquer les dispositions internationales pour combattre l’impunité », indique la lettre sur laquelle sont cités plus loin, des textes internationaux dont le Burkina est signataire. « En tant que signataire de la charte des Droits de l’Homme de l’ONU, il est de votre devoir de mettre à exécution la résolution de 2001/22 de la Commission sur les Droits de l’Homme qui, expressément, mandate tout état membre de coopérer à la détection, l’arrestation, l’extradition et la punition de toutes personnes responsables de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité», écrit l’organisation au Président Burkinabè.
Tout est parti d’une manifestation politique dans un stade de Conakry qui s’est soldé par un massacre alors que le capitaine Moussa Dadis dirigeait la transition politique suite au décès du Président Lansana Conté. Quelques semaines plus tard, le capitaine lui-même a été violenté par son aide de camp. Apres des soins médicaux au Maroc, il a été envoyé au Burkina Faso où il réside actuellement.

 

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