12132017Headline:

Burkina –fin de règne à Ouaga. Après le peuple, les syndicats entrent en scène: Grève générale de la Coordination des syndicats

ado compaore

Burkina –fin de règne à Ouaga.  Après le peuple, les syndicats entrent en scène: Grève générale de la Coordination des syndicats de la Fonction publique les 4 et 5 février prochains –

Ambiance de fin de règne à Ouaga. La Coordination des syndicats de la Fonction publique annonce une grève générale les 4 et 5 février prochains.

Photo: © aOuaga.com par A.O. Mardi 21 janvier 2014. Les syndicats des agents de la Fonction publique ont animé une conférence de presse pour annoncer une grève de 48 heures les 4 et 5 février. Mamadou Barro, secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs de l`éducation et de la recherche (F/SYNTER).

« Les syndicats de la Fonction publique, sous l’égide de l’Unité d’action syndicale (UAS) décident d’un arrêt de travail de 48 heures, les 4 et 5 février 2014, sur toute l’étendue du territoire national pour protester contre l’attitude du pouvoir et exiger la conclusion diligente des négociations sur la grille indemnitaire ».

Ainsi se décline le message phare de la conférence de presse animée, le 21 janvier 2014 à Ouagadougou, par la coordination des syndicats de la Fonction publique. Le porte-parole de la coordination, Mamadou Barro, a estimé que le gouvernement tergiverse dans les négociations sur l’élaboration de la nouvelle grille indemnitaire. D’où le préavis de grève adressé le 20 janvier dernier au Président du Faso, Blaise Compaoré, pour appeler l’ensemble des travailleurs publics à une grève générale de 48 heures. Pour lui, sept mois après l’ouverture des négociations (NDLR : les négociations ont été ouvertes le 20 mai 2013), l’échéance initialement fixée par le gouvernement au 30 juin 2013 pour boucler les discussions est largement dépassée. A l’en croire, le gouvernement avait convoqué deux rencontres infructueuses avec les responsables syndicaux.

La première a été conviée le 23 décembre 2013 et s’est achevée à peine après avoir commencé. Et pour cause, « les techniciens du gouvernement qui ont animé cette rencontre n’avaient visiblement aucune directive concrète pour avancer dans la discussion », a-t-il expliqué. La seconde rencontre qui était programmée pour le 13 janvier 2014 a été prévue pour se tenir au niveau ministériel et s’est achevée le 17 du même mois sans conclusions.

C’est pourquoi, selon M. Barro, il a été exigé du gouvernement, une réponse par écrit, point par point, sur les éléments d’observation à lui transmis par la coordination. Le porte-parole de la coordination a laissé entendre qu’il est inconcevable de constater qu’un agent d’un indice inférieur puisse avoir plus d’indemnités et un salaire plus élevé que celui qui a un indice supérieur. « C’est pourquoi, la coordination a suggéré une harmonisation rapide des indemnités et le rehaussement des salaires, de sorte à instaurer une justice équitable » a-t-il signifié. Avant de dénoncer le caractère disproportionné du système salarial burkinabè qui ne prend pas en compte, à son sens, la cherté de la vie.

« S’il y a un secteur qui bénéficie de conditions favorables, il faut que tous les agents puissent bénéficier des mêmes conditions de travail, puisque nous travaillons tous pour la même administration », s’est indigné Mamadou Barro. La coordination des syndicats de la Fonction publique est une coalition composée de 34 formations syndicales.

Gaspard BAYALA
gaspardbayala@yahoo.fr

Ambiance de fin de règne à Ouaga. La Coordination des syndicats de la Fonction publique annonce une grève générale les 4 et 5 février prochains.

Photo: © aOuaga.com par A.O. Mardi 21 janvier 2014. Les syndicats des agents de la Fonction publique ont animé une conférence de presse pour annoncer une grève de 48 heures les 4 et 5 février. Mamadou Barro, secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs de l`éducation et de la recherche (F/SYNTER).

« Les syndicats de la Fonction publique, sous l’égide de l’Unité d’action syndicale (UAS) décident d’un arrêt de travail de 48 heures, les 4 et 5 février 2014, sur toute l’étendue du territoire national pour protester contre l’attitude du pouvoir et exiger la conclusion diligente des négociations sur la grille indemnitaire ».

Ainsi se décline le message phare de la conférence de presse animée, le 21 janvier 2014 à Ouagadougou, par la coordination des syndicats de la Fonction publique. Le porte-parole de la coordination, Mamadou Barro, a estimé que le gouvernement tergiverse dans les négociations sur l’élaboration de la nouvelle grille indemnitaire. D’où le préavis de grève adressé le 20 janvier dernier au Président du Faso, Blaise Compaoré, pour appeler l’ensemble des travailleurs publics à une grève générale de 48 heures. Pour lui, sept mois après l’ouverture des négociations (NDLR : les négociations ont été ouvertes le 20 mai 2013), l’échéance initialement fixée par le gouvernement au 30 juin 2013 pour boucler les discussions est largement dépassée. A l’en croire, le gouvernement avait convoqué deux rencontres infructueuses avec les responsables syndicaux.

La première a été conviée le 23 décembre 2013 et s’est achevée à peine après avoir commencé. Et pour cause, « les techniciens du gouvernement qui ont animé cette rencontre n’avaient visiblement aucune directive concrète pour avancer dans la discussion », a-t-il expliqué. La seconde rencontre qui était programmée pour le 13 janvier 2014 a été prévue pour se tenir au niveau ministériel et s’est achevée le 17 du même mois sans conclusions.

C’est pourquoi, selon M. Barro, il a été exigé du gouvernement, une réponse par écrit, point par point, sur les éléments d’observation à lui transmis par la coordination. Le porte-parole de la coordination a laissé entendre qu’il est inconcevable de constater qu’un agent d’un indice inférieur puisse avoir plus d’indemnités et un salaire plus élevé que celui qui a un indice supérieur. « C’est pourquoi, la coordination a suggéré une harmonisation rapide des indemnités et le rehaussement des salaires, de sorte à instaurer une justice équitable » a-t-il signifié. Avant de dénoncer le caractère disproportionné du système salarial burkinabè qui ne prend pas en compte, à son sens, la cherté de la vie.

« S’il y a un secteur qui bénéficie de conditions favorables, il faut que tous les agents puissent bénéficier des mêmes conditions de travail, puisque nous travaillons tous pour la même administration », s’est indigné Mamadou Barro. La coordination des syndicats de la Fonction publique est une coalition composée de 34 formations syndicales.

Gaspard BAYALA
gaspardbayala@yahoo.fr

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