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Burkina /gros Scandale financier au sommet de l’Etat/ Zida vers la prison ?

Zida Kaboré

Scandale financier au sommet de l’Etat Burkinabé / Le gouvernement de Transition, suspect n°1: Zida vers la prison ?

Le gouvernement de Roch Marc Kaboré a annoncé ce jeudi 10 mars avoir saisi la justice à la suite d’un scandale financier au sommet de l’Etat burkinabé pendant la transition politique. En effet, des blanchiments d’argent, portant sur un montant de 86 milliards de FCFA ont été décelés pour la seule année 2015, alors que le pays était sous la conduite du gouvernement de Transition.

Installé après la chute de l’ancien président, Blaise Compaoré, le gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre Isaac Zida  – devenu général de division – est soupçonné d’être à la base d’un blanchiment d’argent, portant sur un montant total de 86 milliards de francs CFA dans ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest.

Selon la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), en 2015, le portefeuille des déclarations de soupçons représentait une masse financière d’environ 86 milliards de FCFA.

« Le traitement de l’ensemble des dossiers a engendré 27 rapports d’enquête financière soumis aux Procureurs du Burkina Faso en vue de poursuites judiciaires», poursuit le texte.

A l’issue du Conseil des ministres du mercredi 09 mars, le ministre de la communication, également porte-parole du gouvernement, a précisé que  « ces soupçons de blanchiment d’argent concernent des comptes bancaires dormants qui ont enregistré de nombreux mouvements importants».

Vu la gravité des informations, il est évident que ceci viendra remettre en cause le bilan de la Transition qui s’était plutôt targué d’avoir mené son mandat en toute transparence. D’ailleurs, le premier ministre Isaac Zida, avec dédain et arrogance, avait adressé une lettre à l’autorité supérieure du contrôle de l’Etat et la lutte contre la corruption pour que soit effectué un audit de la gestion de la Transition. Etait-ce une ruse pour échapper à la vigilance de l’autorité de contrôle ? l’avenir nous le dira…

Quoiqu’il en soit, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, élu fin novembre a promis de lutter contre la corruption, les détournements de deniers publics et autres malversations financières.

Les députés du parlement intérimaire du Burkina mis en place après la chute de Blaise Compaoré ont voté le 16 juillet une mise en accusation de neuf anciens ministres de Compaoré pour “détournements de deniers publics” et “enrichissements illicites”.

Ainsi, quatre anciens ministres sont actuellement incarcérés en attente de leur jugement devant la Haute cour de justice, chargée de juger les ministres pour les actes commis dans l’exercice de leurs fonctions. Si ce même principe est adopté, nous ne seront pas étonné de voir dans les semaines ou les mois à venir les dirigeants de la Transition sous les verrous.

Rappelons que la CENTIF est une structure interministérielle chargée de recueillir les renseignements financiers sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

K.O.

imatin

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