10182017Headline:

Burkina /le Président Kafando sort de son silence /ce qu’il a dit aux putschistes..

kafando et zida

Ce que le Président Kafando a dit aux putschistes « Je ne signe pas. Si vous voulez, tuez-moi !» *

Sous ses airs de papy gentil, le président de la Transition n’en demeure pas moins un dur à cuire. Les putschistes en ont fait l’amère expérience, le jour où ils ont pris le gouvernement en otage. Nè Wendé!
Les concepteurs du coup d’Etat se sont inspirés de l’exemple du Mali, quand le capitaine Sanogo a fait sous-signer de force un acte de démission par le Premier ministre Modibo Diarra. Nè Wendé!
Quand ils ont pris le Vieux, ils l’ont emmené dans une chambre où il y avait une table et une feuille. On lui intima l’ordre de signer ce papier qui devrait être sa lettre de démission qui allait être brandie urbi et orbi. Mais c’était mal connaître Michel Kafando qui en a vu des vertes et des pas mûres. Nè Wendé!
Dans une autre vie, le Vieux a échappé à des attentats fomentés contre lui à Abidjan, quand il était en exil sous le pouvoir du Front populaire, et comment? Quand des soudards sont venus pour le trucider au bord de la lagune Ebrié, Michel Kafando, qui avait en ce temps-là beaucoup plus de force dans ses muscles, a pu enjamber un mur pour leur échapper. Le Vieux a alors dit niet aux putschistes: «Je ne signe pas. Si vous voulez, tuez-moi, mais jamais je ne vais abdiquer». Nè Wendé!
Les putschistes ont tout fait, et tout faire pour ces gens-là, c’est pointer une kalach sous la tempe d’un civil aux mains nues. Ils ont oublié que le président Kafando n’est pas Modibo Diarra, et qu’eux non plus ne sont pas le capitaine Sanogo. Nè Wendé!
On comprend pourquoi lors de son adresse à la Nation le mercredi dernier, le Vieux a eu la dent assez dure contre les putschistes, «cette horde d’insoumis». N’arrivant pas à leur fin, les putschistes se sont tournés vers Zida. Là aussi, même résistance. Et comme Zida connaît bien les méthodes de la maison, il a décidé de faire grève de la faim. Bassolma, sans le savoir, a été devancé par Zida dans la déclaration de grève. Le Premier ministre a refusé tout ce qu’on lui a donné: nourriture, eau… Nè Wendé!
Les putschistes, pour ne pas avoir à gérer un cadavre, ont dû faire venir le cuisinier personnel de Zida qui s’est mis à la tâche pour préparer la nourriture. C’est à ce moment que le PM a accepté mettre quelque chose dans sa bouche. Nè Wendé!
Vous avez dû remarquer comment le Vieux et Zida ont perdu du poids. Nè Wendé!

*La titraille est de BurkinaOnLine

lesechosdufaso.net

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