10202017Headline:

Burkina/ Présidentielle du 29 novembre: Il y’a 4 ”Ivoiriens” parmi les candidats/Leurs noms

adama burkina

C’est demain dimanche 29 novembre que les Burkinabé éliront celui qui va présider aux destinées de leur pays pendant les cinq prochaines années. Cette présidentielle couplée avec les législatives a la particularité d’être la première à laquelle Blaise Compaoré qui a dirigé pendant près de trois décennies le Burkina Faso, ne prendra pas part.

Ce sont donc des élections très ouvertes, dont les résultats refléteront sans doute le choix du peuple. Le scrutin du dimanche 29 novembre a une autre singularité: c’est que parmi les 14 candidats qui convoitent le fauteuil présidentiel, il y a quatre ”Ivoiriens”. S’ils ne le sont pas par naturalisation, ce qui serait d’ailleurs étonnant, ils ont au moins vu le jour en Côte d’Ivoire, ou alors, ils y ont passé une bonne partie de leur jeunesse. Il s’agit notamment de Tahirou Barry, le président du Paren, né en 1975 à Gagnoa, de Adama Kanazoé, le leader de Ajir, né en 1979 à Anyama, de Ram Ouédraogo, né en 1950 à Agboville et de Maurice Denis Salvador Yaméogo, fils du premier président de l’ancienne Haute Volta. Si ce dernier n’est pas né comme les trois autres en terre ivoirienne, il y a, par contre, passé le plus clair de sa jeunesse. Il y a seulement 15 ans qu’il est retourné au Burkina. En dehors de ces ”Ivoiriens”, la plupart des autres postulants au palais de Kosyam, le siège de la présidence, connaissent parfaitement la Côte d’Ivoire, où ils séjournent régulièrement. C’est dire que, quel que soit le candidat qui aura obtenu la majorité des suffrages des Burkinabé, il ne pourra qu’œuvrer au raffermissement des relations avec la Côte d’Ivoire. Depuis la chute de Blaise Compaoré et son exil au pays de ses beaux parents (son épouse Chantal Compaoré née Terrasson est Ivoirienne), les autorités de la transition ne dorment pas tranquille. La dernière tentative de putsch de Gilbert Diendéré, l’ex-patron de la garde présidentielle, n’est pas venue arranger les choses, bien au contraire. Vivement, comme le souhaite Guillaume Soro, le président du parlement ivoirien, dans une interview à BBC, « que le Burkina Faso fasse une élection démocratique et réussie. Le nouveau président… issu de l’élection présidentielle aura maintenant à donner de la vision aux Burkinabé et faire en sorte que l’excellence des relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire soit maintenue». C’est aussi, sans doute, le souhait des deux peuples frères.

Charles D’ALMEIDA

L’INTER

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