01202017Headline:

Burkina/Issouf Ouédraogo “Le président Kaboré va-t-il violer la constitution pour l’honneur de Soro ?”

kabore et ouatara

A peine élu, le président du Faso, Roch Marc Christian Kabore pourrait violer la constitution dans l’affaire Guillaume Soro. Selon certaines indiscrétions, les autorités Burkinabè auraient accepté le règlement dit « diplomatique » violant au passage l’article 129 de la constitution.

“Quand on dit que politicien nique tout le monde, c’est la vérité“. Ces propos sont de Joseph Tapsoba alias « protocole vip » dans le film burkinabè « le neveu de l’homme fort ». C’est pour tout simplement dire que les hommes politiques n’ont pas de parole. La preuve en est que le président Burkinabè Roch Marc Christian Kabore lors de sa campagne électorale a promis aux Burkinabè une indépendance totale des institutions du pays. Une justice impartiale, juste et équitable pour tous les Burkinabè. Rien que le 29 décembre dernier 2015 seulement, il jurait devant le peuple Burkinabè de respecter et de faire respecter la constitution de son pays. Il déclarait en substance dans son discours d’investiture « Les graves problèmes de gouvernance qui ont failli plonger le pays dans la guerre civile ont des causes et des responsables. En toute humilité, chacun doit reconnaître et assumer sa part de responsabilité et éviter les fuites en avant inutiles.

C’est pourquoi la vérité et la justice doivent être recherchées préalablement pour que la paix des cœurs décuple nos énergies afin que nous soyons capables de nous pardonner effectivement et sincèrement. » Quelques semaines après, les propos de ce dernier et son comportement d’aujourd’hui sont comme le jour et la nuit. Sa parole d’avant, pendant élection, de prestation de serment est mise à rude épreuve par l’affaire Guillaume Soro. La présidence Burkinabè selon certaines informations serait prête à résoudre l’affaire Soro par voie diplomatique. C’était le souhait du président Ivoirien Alassane Ouattara. Si ce n’est pas une injure, une non-considération, un manque de respect, comment une personne qui est soupçonnée de tentatives de crimes, de déstabilisation d’un État puisse mériter un traitement de faveur.

 

Que veut dire règlement par voie diplomatique

Les autorités Ivoiriennes sont embarrassées par le comportement indécent de Guillaume Soro. Elles demandent donc à ses homologues Burkinabè d’annuler les poursuites judiciaires. Elle préconise une entente. Nul n’est contre les bonnes relations diplomatiques. Mais la diplomatie ne saurait se substituer à la justice. Cette façon de voir n’est rien d’autre qu’un règlement à l’amiable. Les deux chefs d’État s’entendent pour sauvegarder leurs intérêts personnels et égoïstes. Quant au peuple, qu’il crève. Le coup d’Etat du 16 septembre 2015 dont Guillaume Soro est soupçonné d’avoir participé a causé de nombreux morts et de blessés. Pourtant, si le fameux plan tel que dit dans les écoutes téléphoniques avait réussi, Roch Kabore serait en ce moment peut-être un réfugié politique et on aurait construit un « R-2 » pour son directeur de campagne Salif Diallo président de l’assemblée nationale Burkinabè. Dans lesdites écoutes, on attend bien deux hommes vouloir la mort de Salif Diallo. Alors on veut tout simplement demander aux morts de dormir en paix quoique les conditions ne soient pas réunies.

Alassane veut colmater les brèches

Cette voie diplomatique n’est qu’une manœuvre du côté de la lagune pour ne pas salir l’image de la république. Alassane Ouattara entend maîtriser parfaitement son pays surtout sur le plan sécuritaire avant de lâcher son seigneur de guerre. Mais quelles qu’en soient les raisons qui justifient un règlement à l’amiable, la vie des citoyens Burkinabè vaut mille fois mieux que l’honneur de Guillaume Soro. Ne savait-il pas que ce qu’il faisait n’était pas catholique. Est-il dit dans la constitution Ivoirienne que le président de l’assemblée nationale peut se permettre d’attenter à la vie de millions de personnes impunément ? Guillaume Soro est qui sinon quoi pour avoir le droit de vie d’une personne ? Même dans les Etats dits voyous de George Bush, la cruauté n’est pas ainsi.

Roch Marc Christian Kabore doit faire en sorte que la justice soit rendue à tous les Burkinabè. Il doit respecter l’article 129 de la constitution qui garantit l’indépendance de la justice. Il n’a pas été élu pour pactiser avec le diable. Qu’il se rappelle au moins du sort du prédécesseur de Michel Kafando. Ce dernier n’a même pu prendre sa brosse à dents. Le président va-t-il fouler le nez de la justice, violer allègrement la constitution, insulté la mémoire de nos morts pour sauver un délinquant fut-il président du parlement Ivoirien ? Wait and see.

Issouf OUEDRAOGO

Source: kikideni

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