12032016Headline:

Burundi sur les traces du Burkina- Manifestation contre le 3ème mandat du president

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Des heurts ont opposé manifestants et forces de l’ordre, à Bujumbura, pour la deuxième journée consécutive depuis l’annonce, samedi, de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat présidentiel. Au moins deux manifestants avaient été tués dimanche. Pierre Claver Mbonimpa, figure des droits de l’homme dans le pays, a été arrêté.

• Heurts à Bujumbura. Au lendemain d’une journée d’affrontements violents à Bujumbura, qui ont fait au moins deux morts, dimanche, les opposants à la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat sont de nouveau descendus dans la rue lundi, malgré l’interdiction de manifester décrétée par le pouvoir.
• L’armée déployée dans la capitale. L’armée est déployée dans les quartiers de Bujumbura depuis la nuit de dimanche à lundi, mais ne participe pas aux actions anti-émeutes.
• Arrestations. Pierre Claver Mbonimpa, militant de la société civil opposé, qui avait appelé à manifester, a été arrêté lundi matin. Selon un haut gradé de la police entre dimanche et lundi « environ 320 personnes » ont été arrêtées. Un mandat d’arrêt a été émis contre le principal organisateur de la campagne anti-Nkurunziza, Vital Nshimirimana.
• Réfugiés au Rwanda. Le climat de tensions de ces dernières semaines a provoqué un afflux de réfugiés burundais dans le Rwanda voisin. Ils sont 17 000 à y avoir trouvé refuge.
• LA RPA n’émet plus. Le signal de la Radio publique africaine, principale radio privée au Burundi, a été coupé à Bujumbura à la mi-journée lundi sur ordre des autorités.



Les manifestations continuent, l’armée déployée

Les affrontements entre policiers et manifestants, à coups de pierres contre des gaz lacrymogène, ont repris à Musaga, un quartier du sud de la capitale. La police assure tirer à balles à blanc et l’armée n’intervient pas. « On va redresser la situation », explique même un policier.

Manifestants et policiers anti-émeutes s’affrontent depuis lundi matin dans plusieurs quartiers de la capitale burundaise. La police est postée à l’extérieur des quartiers, d’où elle empêche les manifestants d’accéder à la place de l’Indépendance, où les opposants à un troisième mandat de Pierre Nkurunziza avaient appelé à se rassembler.

Si les manifestants, des jeunes pour la plupart, affrontent la police pour l’empêcher d’entrer dans les ruelles des quartiers, les militaires déployés dans la capitale burundaise y circulent librement. L’armée, qui s’interpose lorsque des camions anti-émeutes tentent d’entrer dans les quartiers, a même été acclamée par la population. Les manifestants disent que « la police est du côté du pouvoir, l’armée est du côté du peuple ». L’armée, elle, dit que sa mission est différente de celle de la police.

« L’armée a été déployée dans plusieurs points de Bujumbura depuis la nuit dernière [dimanche à lundi, ndlr] pour maintenir l’ordre public », a ainsi expliqué le général Gaspard Baratuza à l’Agence France-presse, précisant que l’armée ne serait pas engagée dans des actions anti-émeutes mais qu’elle était sur le terrain pour « protéger la population ».

Sur le terrain, les soldats n’empêchent pas les manifestants de monter des barricades, pas plus qu’ils ne réagissent aux slogans anti-Nkurunziza tels que « Pierre Nkurunziza ira à la CPI ». Les militaires paraissent clairement là pour faire baisser la tension.

AFP

 

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