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Cameroun: Crise anglophone, Amnesty dénonce les assassinats dans les deux camps

Mardi 12 Juin 2018 – Amnesty International, dénonce les assassinats commis par les forces régulières et des séparatistes armés, dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest  majoritairement peuplées des camerounais d’expression anglaise, où sévit une crise depuis octobre 2016, née des revendications corporatistes.

Selon le nouveau rapport d’Amnesty International sur la crise dans les régions du Nord-ouest  et du Sud-ouest, intitulé « une tournure tragique », il y a une escalade de la violence caractérisée par des homicides « aveugles » et des déplacements de grande ampleur.

Les forces de défense ont détruit des villages, tiré sur des foules et torturé au moins 23 personnes dont des mineurs, pour extorquer des « aveux », affirme l’ONG dite spécialisée dans la défense des droits de l’homme.

Des séparatistes armés, ont attaqué 42 écoles et tué 43 membres des forces de sécurité, par balles ou à l’arme blanche, ajoute Amnesty.

Yaoundé n’a pas encore réagi sur le nouveau rapport d’Amnesty International. Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement camerounais, n’a pas souhaité réagir au sujet du nouveau rapport d’Amnesty International.

En mai, Yaoundé a ouvert une enquête sur les présumées exactions attribuées à certains éléments des forces de défense et de sécurité.

Lire aussi : http://koaci.com/cameroun-crise-anglophone-yaounde-ouvre-enquete-allegations-dexactions-dans-larmee-119816.html

Le 25 mai dernier, 27 séparatistes armés ont été « neutralisés » par l’armée à Menka, lors des combats. 5 otages avaient également été tués. Selon le colonel Didier Badjeck, porte-parole de l’armée camerounaise, les otages avaient été tués par les sécessionnistes qui ont « ouvert le feu sur les éléments des forces de défense et de sécurité », avait-il précisé.

Lire enfin : http://koaci.com/cameroun-secessionnistes-tues-menka-yaounde-dement-allegations-dexecutions-sommaires-120160.html

Depuis octobre 2016, les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, soit 20% de la population camerounaise d’expression anglaise, sont secouées par des revendications sociopolitiques, au départ corporatistes, qui ont reçu la réponse du gouvernement.

Les revendications ont débouché sur un conflit armé au lendemain du 1er octobre 2017, date de la déclaration symbolique d’indépendance de l’Ambazonie.

Au moins 20 mille camerounais d’expression anglaise, fuyant les violences, se sont réfugiés au Nigeria.

Lire également : http://koaci.com/cameroun-dapres-moins-camerounais-violences-zone-anglophone-118361.html

Au plan local, plus de 165 000 personnes ont quitté les localités en conflit, pour les plus paisibles dans d’autres régions du pays.

 

 

koaci.com

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