11182018Headline:

Cameroun: Kamto et plusieurs de ses militants interpellé à Yaoundé.

L’opposant camerounais Maurice Kamto, qui revendique la victoire à la présidentielle du 07 octobre, a été interpellé mardi à Yaoundé, jour de la prestation de serment de Paul Biya, réélu pour un septième mandat, a annoncé le porte-parole de son parti, Sosthène Lipot, sur les réseaux sociaux.

“Kamto vient d’être arrêté au rond point Nlongkak”, a publié M. Lipot, sur facebook, ajoutant, qu’il ne “diffusera pas les images de la barbarie qu’il a subie.”

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) prévoyait “un meeting géant” à l’esplanade du stade omnisports de Yaoundé, au même moment le président Biya, (85 ans) déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel avec 71,28% des suffrages, prêtait serment à l’Assemblée nationale.

Selon le porte-parole du MRC, plusieurs cadres du parti dont Me Emmanuel Simh, Alain Fogue, Okala Ebode ou encore Penda Ekoka, l’ancien conseiller de Biya et soutien de Kamto, ont été conduits à la Police judiciaire, à Elig-essono (un quartier de Yaoundé).

Plus de 40 policiers et gendarmes étaient postés vers 10 h 30 (heure locale, GMT+1) à l’esplanade où le meeting était prévu, a constaté un journaliste de Afrique7.

Le 22 octobre, le président Paul Biya (85 ans), a été réélu pour un septième mandat avec 71,28 % des suffrages, alors que le candidat du MRC, qui arrive deuxième avec 14,23 % des voix, a “rejeté” ces résultats et “refusé de reconnaître la légitimité du chef de l’Etat.”

L’opposant dont les recours ont été rejetés par le Conseil constitutionnel qu’il accuse de partialité, revendique la victoire depuis le lendemain du scrutin et annonce des scores différents : 39,74 % contre 38,47 % pour M. Biya selon ses chiffres “consolidés.”

Vendredi, Maurice Kamto a invité “la communauté internationale à prendre ses responsabilités, pour que la volonté du peuple camerounais souverain exprimée dans les urnes, soit restituée” et préconisé “le recomptage des voix.”

Pour protester contre ce qu’ils considèrent un “hold-up électoral”, plusieurs dizaines de militants de la formation politique ont manifesté, à Douala, Yaoundé et Bafoussam (ouest), avant d’être interpellés puis relâchés.

 

koaci.com

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