11182018Headline:

Cameroun: La crise anglophone a pénalisé le candidat du SDF.

Le secrétaire général du Social democratic front (SDF, opposition), Jean Tsomelou, a estimé samedi soir que, les conditions de l’échec du parti étaient déjà réunies avec la crise anglophone dans les deux régions du Cameroun, considérées comme les bastions de la formation politique, à l’issue d’une réunion.

“Les conditions étaient même déjà bien préparées pour que ça ne marche pas avec la crise anglophone”, a déclaré M. Tsomelou, rappelant que le taux de participation dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, se situe à moins de 10 %.”

Le secretaire général s’exprimait à l’issue de la rencontre des membres du comité exécutif national (NEC), dont l’ordre du jour s’est articulé autour de “l’évaluation de la participation à la présidentielle et le réarmement des militants pour les échéances futures.”

Le SDF, qui a toujours occupé la deuxième place du classement des partis politiques ayant pris part à l’élection présidentielle, depuis 1992, s’est classé 4e, avec 118.706 voix, soit 3,35% des suffrages, à l’issue de la présidentielle du 7 octobre.

Elle a été remportée à 71,28 %, par le président Paul Biya (85 ans), qui briguait un septième mandat à la tête du Cameroun, dans un contexte de crise sécuritaire, dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, ainsi que par des accusations de fraudes électorales par l’opposition.

Depuis fin 2016, les deux régions anglophones du Cameroun traversent une crise sociopolitique. Débutée par des revendications corporatistes des avocats anglophones et des enseignants, pour protester contre certaines discriminations”, la crise s’est muée en conflit armé, fin 2017.

Les combats entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et différents groupes séparatistes armés, réclamant l’indépendance des deux régions sont devenus quasi-quotidiens.

M. Biya est suivi de l’ex-ministre délégué à la Justice, Maurice Kamto (14,23 %) et Cabral Llibii (38 ans), le plus jeune candidat (6,28 %).

“Le rang occupé par le SDF a choqué tout le monde”, a indiqué l’historique opposant John Fru Ndi, fondateur et président du parti depuis 1990, précisant que le parti “se prépare pour les prochaines élections.

“En plus de la crise anglophone, Jean Tsomelou accuse Elections Cameroon (ELECAM), l’organisme chargé d’organiser les élections, de n’avoir “pas respecté les clauses du code électoral.”

“ELECAM nous avait promis que tous les déplacés internes devaient voter, finalement, ils ne l’ont pas fait, également le vote qui s’est tenu dans les casernes militaires qu’on devait déplacer”, a-t-il ajouté, précisant que tout ceci a concouru à la situation y compris les causes internes.”

Relativement au rang occupé par sa formation politique, le candidat Joshua Osih, premier vice-président du SDF, déclare “assumer l’entière responsabilité.”

 

koaci.com

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