11162018Headline:

Cameroun: Les sécessionnistes responsables de la mort du missionnaire selon Tchiroma.

Le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma a indiqué jeudi que les plombs extraits de la dépouille du missionnaire américain, Charles Wesco tué non loin de Bamenda (nord-ouest), ont confirmé que les tirs provenaient d’une arme utilisée par les sécessionnistes, dans une déclaration.
“Au cours de l’autopsie, les plombs extraits de la dépouille ont confirmé que les tirs ayant eu raison du Révérend Wesco provenaient bel et bien d’une arme de type calibre 12 utilisée, par les terroristes sécessionnistes opérant dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest”, a affirmé M. Tchiroma.

Le 30 octobre, “un groupe de terroristes a fait irruption dans la matinée, vers 10 heures à Bambui, agglomération rurale située à 14 kilomètres de Bamenda, en vue d’attaquer la zone universitaire et la Brigade territoriale de Tubah”, a expliqué le ministre de la Communication.

Au même moment, le missionnaire qui “passait par-là a reçu une décharge de plombs provenant d’un tir oblique de calibre 12 exécuté par un terroriste embusqué. Plusieurs plombs ont atteint la victime au niveau pariétal de son crâne, sous le maxillaire inférieur droit et au niveau de son épaule. Il succombera plus tard de ces blessures”, a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole du gouvernement, “après les premiers éléments de l’enquête fournis par les officiers de police judiciaire de la Légion de Gendarmerie du Nord-ouest, la dépouille a été transférée à l’hôpital général de Yaoundé, où une autopsie a été pratiquée en présence des médecins légistes camerounais et américains, d’un représentant de l’ambassade des États-Unis au Cameroun et du commissaire de gouvernement près du tribunal militaire de Yaoundé.”

Depuis fin 2016, le Nord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, traversent une crise sociopolitique.

Débutée par des revendications corporatistes des avocats anglophones et des enseignants, pour protester contre certaines “discriminations”, la crise s’est muée en conflit armé, fin 2017.

Les combats entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et différents groupes séparatistes armés, réclamant l’indépendance des deux régions sont devenus quasi-quotidiens.

Les groupes armés qui opèrent dans ces deux régions ont attribué la mort du missionnaire aux Forces de défense et de sécurité camerounaise.

 

koaci.com

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