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Cameroun : Voici se que Paul Biya fait au sein de l’organe chargé des élections…

Erik Essousse, le nouveau directeur général de l’instance chargée d’organiser les élections au Cameroun nommé le 28 mai sur décret présidentiel, est accusé par l’opposition de mener une « chasse aux sorcières » à quelques mois de l’élection présidentielle attendue en octobre 2018.

 

Paul Biya, dont le sixième mandat amorcé en 2011 touche à sa fin cette année, a procédé lundi 28 mai à la nomination d’une nouvelle équipe dirigeante à la tête d’Election Cameroon (ELECAM), l’organe en charge des élections dans le pays. Dans deux décrets signés par ses soins, le président camerounais a relevé l’ancien ministre Aboulaye Babale de ses fonctions de directeur général des élections pour le remplacer par son adjoint Erik Essousse. Celui-ci est secondé par Abdoul Karimou, un ancien cadre du ministère de l’Administration territoriale.

Les nominations sont intervenues à la suite de la tenue d’une session extraordinaire du Conseil électoral au cours de laquelle Abdoulaye Babale avait été reconnu coupable – « à l’unanimité » – de « faute lourde ».

Le Conseil, par la voix de son président Enow Abraham Egbe, reproche à l’ancien directeur général son absentéisme, ainsi que sa « gestion opaque et calamiteuse des ressources humaines et financière d’ELECAM ». Des manquements qui auraient entraîné une « démotivation du personnel » avec des « répercussions sur l’image de l’organisation ».

Limogeages et réorganisation
Dans ce contexte, le nouveau directeur général a entrepris dès son entrée en fonctions de « faire le ménage » au sein de l’institution. Erik Essousse a notamment limogé plusieurs responsables d’ELECAM réputés proches de son prédécesseur, selon des documents internes auxquels Jeune Afrique a eu accès.

Tete Devert, chef de la division des affaires administratives et financières, a ainsi été remplacé par Ngolle III Patrice, ancien préfet du département de l’Océan. Au sein de la même division, la cheffe de la cellule financière, Anavai Françoise épouse Tagne, a été remplacée à la caisse par Ossubita, précédemment cheffe du courrier.

À la division de l’informatique, du fichier électoral et des statistiques, Bond Abdoul Aziz, un responsable jadis révoqué par Abdoulaye Babale pour « incompétence », a été ramené aux affaires.

Une structure d’appui du Conseil électoral a également été créée et intégrée à l’organigramme de l’institution. Le conseiller technique n°1 est Enow Dikson, un proche du président du Conseil électoral, Enow Abraham Egbe.

Erik Essousse, qui a d’ores et déjà défini sa stratégie, a affirmé à la télévision nationale que l’objectif poursuivi est qu’« ELECAM retrouve tous ses fondamentaux dans la gestion du personnel, qu’il faut remobiliser et remotiver », à l’approche des échéances électorales.

 

imatin.net

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