10202017Headline:

Côte d’Ivoire-Burkina Faso: L’affaire « écoutes téléphoniques »le Premier ministre Duncan fait une terrible révélation

Soro Bassolé

Côte d’Ivoire-Burkina Faso: L’affaire « écoutes téléphoniques » fait perdre des milliards aux deux pays

«Le Burkina Faso figure parmi les dix premiers clients de la Côte d’Ivoire. Cependant, selon nos données statistiques, nos échanges globaux en 2015 ont connu une légère baisse pour se situer à 231 milliards de FCFA». Telle est la terrible révélation faite par le Premier ministre ivoirien, Kablan Duncan Daniel, hier (28/07), à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Conseil conjoint de gouvernement à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, dans le cadre de la 5ème Conférence du sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

La légère baisse enregistrée dans nos échanges en 2015, a-t-il modestement indiqué, nous interpelle donc sur la nécessité de relancer la machine et de redynamiser notre coopération. En effet, la relation entre les deux pays a pris du plomb dans l’aile en 2015. A la base de cette situation, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, était accusé par les autorités burkinabè de soutenir les auteurs du coup de force contre le pouvoir de la transition. Dans le cadre de cette affaire, la justice militaire du Burkina Faso avait délivré un mandat d’arrêt contre la deuxième personnalité ivoirienne avant de se rétracter plus tard, en juin 2016. «Nous n’avons plus compétence d’émettre un mandat d’arrêt à l’encontre de M. Soro au regard du caractère d’extranéité du sujet et des obstacles juridiques», avait affirmé une autorité militaire burkinabé. Les chefs d’Etat des deux pays avaient, pour leur part, indiqué privilégier la voie de la diplomatie pour le règlement de cette affaire. Aujourd’hui, c’est chose faite, saint Soro Guillaume semble avoir retrouvé sa sérénité au détriment des populations burkinabè qui avaient réclamé justice. Vive donc le Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso! «Nous devons donc nous réjouir de la relance de notre coopération avec la reprise annuelle des assises du TAC, qui témoigne de la volonté commune de nos deux Chefs d’État, leurs Excellences Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré, de préserver et de perpétuer les relations de solidarité agissante et de fructueuse coopération, au-delà des changements institutionnels qui peuvent intervenir dans nos États respectifs, voire des incompréhensions qui peuvent survenir», a conclu, tout heureux, le Premier ministre ivoirien. Et c’est justice?

In L’Eléphant déchainé 467

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