12142018Headline:

Crise anglophone: Ayuk Tabe toujours en prison.

La Cour d’appel du Centre (Yaoundé) a rejeté jeudi la demande de mise en liberté formulée par les avocats de Ayuk Tabe et ses codétenus, interpellés début janvier à Abuja, au Nigeria, puis extradés au Cameroun, selon leur conseil.

“On a été débouté”, a dit Me John Fru Nsoh, ajoutant être prêt à aller à la Cour suprême pour la libération des clients”, à la presse.

Le 12 août, les avocats de Ayuk Tabe et neuf autres leaders sécessionnistes, considérés comme les instigateurs de la crise sociopolitique qui touche, depuis plus d’un an, les régions anglophones du Cameroun, leur mise en liberté immédiate, dans une requête aux fins d’habeas corpus. Une requête rejetée par le tribunal de grande instance le 30 août.

Les accusés escortés par une dizaine de gendarmes ont quitté la Cour d’appel, faisant des gestes de la main à leurs proches, moins de cinq minutes après leur arrivée à 11 h 24 (heure local, GMT+1).

Interpellés début janvier au Nigeria, puis extradés au Cameroun, ils sont détenus au secrétariat d’Etat à la défense (SED).

“Nos clients étaient des réfugiés au Nigeria et ce statut doit être respecté par le Cameroun, signataire de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, a indiqué Me Christopher Ndong, estimant que c’est une infraction.

Me Ndong, qui dénonce une “violation, demande que (ses) clients soient “ramenés au Nigeria”, précisant que la loi est du “côté” de la défense.

En novembre 2017, les autorités camerounaises avaient émis des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre des leaders du Southern Cameroon National Council (SCNC), un mouvement créé en 1995 et interdit de toutes activités par le gouvernement.

Les activistes manifestent en faveur de l’établissement d’un nouveau pays imaginaire, baptisé république d’Ambazonie, qui englobe le Nord-ouest et le Sud-ouest du Cameroun, des régions anglophones qui couvrent une superficie de 43.700 km².

La défense de Ayuk Ttabe et ses coaccusés, qui a décidé d’attaquer la décision rendue à la Cour suprême, dispo se de 48 heures pour le faire.

 

afrique-sur7.fr

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