05252022Headline:

Déforestation : le ministre britannique de l’Environnement achève sa visite en RDC

Le président Tshisekedi et le Premier ministre britannique Boris Johnson avaient signé en novembre lors de la COP 26 à Glasglow, une déclaration commune au nom de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI). Un accord de financement de 500 millions de dollars sur cinq ans avait été signé. Il vise la protection de la forêt tropicale du bassin du Congo qui est la deuxième plus grande forêt du monde. Cinq mois plus tard, peu d’avancées ont été constatées dans les engagements pris par chaque partie.

Ces derniers jours, la société civile et les partenaires financiers poussent pour plus de résultats. La communauté des bailleurs insiste particulièrement sur la lutte contre la corruption dans la gestion des forêts du bassin du Congo.

Zac Goldsmith, ministre d’Etat britannique en charge des questions environnementales internationales, a passé près d’une semaine entre Kinshasa et Brazzaville pour évaluer les progrès des engagements pris par chaque partie. Dans ses entretiens, il a insisté sur la transparence dans ce secteur.

« Pour chacun de ces partenariats, la transparence est extrêmement importante. Il existe des exemples, y compris en RDC, de gestion vraiment durable des terres d’une manière qui profite aux personnes, ce qui est actuellement souvent l’exception ».

Parmi les engagements pris par le gouvernement congolais à Glasgow en novembre dernier, il y a la publication d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la gestion des allocations des concessions forestières.

Diligenté par le Premier ministre en 2020, ce document révèle plusieurs cas d’opacité dans la gestion du patrimoine forestier de la RDC. Les sources du ministère de l’Environnement et développement durable indiquent qu’il sera finalement rendu public avant la fin de la semaine, alors qu’il aurait dû être publié au plus tard décembre 2021.

Un moyen de rassurer les bailleurs regroupés dans l’initiative CAFI. Leur soutien a quasiment doublé, suite aux engagements pris à Glasgow. De 190 millions de dollars pour la période 2016-2020, il est passé à presque 500 millions de dollars. Un premier projet dirigé par le ministère de l’environnement est sur le point d’être lancé. C’est le Programme de gestion durable des forêts (PGDF).

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