11142018Headline:

Depuis l’annonce du retour de Moscou sur le continent africain, l’inquiétude est évidente et un vent de panique gagne du terrain dans les cercles occidentaux. Mais pour quelles raisons?

Tout d’abord, avec la concurrence sino-occidentale, l’on peut entrevoir l’élargissement de cette opposition en deux blocs antagonistes, un peu dans le style du Conseil de sécurité de l’ONU: russo-chinois d’un côté et occidental de l’autre. Même s’il est vrai que les intérêts de la Russie en Afrique ne sont pas nécessairement ceux de la Chine, et vice-versa.

Aujourd’hui Moscou et Pékin pourraient être avec l’Afrique beaucoup plus partenaires que concurrents au détriment des intérêts occidentaux. Ce qui signifie que les deux pays peuvent réellement se compléter. Cette complémentarité pourra se faire aussi bien dans le cadre des projets liés à l’alliance BRICS, que dans le cadre des accords bilatéraux russo-chinois.

Autre point, la popularité de la Russie actuelle est évidente auprès d’une large partie de la population africaine. La politique extérieure russe contemporaine séduit un bien large nombre de représentants de la jeunesse d’Afrique. La Russie soviétique s’inscrit dans une perspective de libération du continent du colonialisme, mais aussi dans le soutien qui fut accordé pour permettre à de nombreux Etats nouvellement libérés d’aller de l’avant.

C’est le cas de l’Angola qui suite à de nombreuses attaques visant sa souveraineté, a pu résister grâce au soutien décisif de Moscou et de La Havane.

Les collaborations russo-africaines, comme c’est le cas par exemple entre Moscou et Bangui, deviendront au final très efficace pour toute présence ultérieure occidentale sur ce continent. Même si les élites politico-médiatiques de l’Occident s’obstinent à refuser de reconnaître qu’ils doivent beaucoup à l’Afrique, le temps de rendre des comptes s’approche à un rythme élevé.

afrikmag.com

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment