09212020Headline:

Dix villes africaines, parmi les 50 villes les plus chères du monde

Ville Africaine

Vous pensiez que Londres était une ville chère pour les expatriés ? Et bien pas plus chère que…Luanda, la capitale de l’Angola! Selon le classement 2014 du cabinet d’études américain Mercer la capitale angolaise est la ville la plus chère du monde pour les expatriés, plus que Tokyo, Moscou, Londres ou New York !

Les prix flambent dans toutes les villes où le pétrole coule à flot : Ndjamena, Libreville et Lagos, mais les pétrodollars n’expliquent pas tout, selon Radio France International (RFI) qui reprend ce classement.

Dix villes africaines, parmi lesquelles Bamako, Conakry et Dakar sont classé parmi les 50 villes les plus chères du monde !

Luanda, la ville la plus chère du monde

La capitale de l’Angola, second producteur de pétrole en Afrique après le Nigeria, tout se compte en dollars. Les expatriés y réfléchissent à deux fois avant de sortir leur porte-monnaie. Tout se paie au plus fort prix. Le moindre verre, relève RFI, coûte 20 euros, et le double pour un dîner au restaurant.

Dans les fast-foods, des formules de base à 11 euros coûtent encore deux fois plus cher qu’à… Bruxelles. Quand aux loyers, ils sont hors de prix ! 2 500 euros par mois pour un studio, jusqu’à 7 500 euros pour une maison.
Depuis la crise financière de 2008, la ville attire une nouvelle vague d’immigration en provenance du Portugal. Des personnes attirées par l’emploi et les gros salaires qui correspondent au standing angolais.

Ndjamena, pétrodollars et nouveaux buildings

L’effet pétrole a son impact aussi sur la capitale du Tchad. Si le pays est l’un des plus pauvres de la planète – 184e sur 187 pays, selon l’Indice de développement humain (IDH), Ndjamena n’en est pas moins la seconde ville la plus chère du monde dans le classement Mercer.

Elle surclasse Hong Kong, Singapour, Zürich, Genève et même Tokyo. Une Cité internationale des affaires, un complexe en chantier, comprendra deux tours de 23 étages. Un projet commandé par le président Idriss Déby à l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby, pour un coût de 366 millions d’euros donnent le tournis à ceux qui veulent s’y installer.

Victoria, le paradis fiscal des Seychelles

Victoria, la capitale des Seychelles est la 13e ville la plus chère du. Située sur Mahé, la plus grande île de cet archipel de l’océan Indien, cette ville encaisse de fortes sommes d’argent en devises grâce au tourisme haut de gamme, aux exportations de vanille, de savon et d’écailles de tortue, mais aussi parce qu’elle est un paradis fiscal très discret.

Ces îles sont aussi devenues un terrain de jeu pour les expatriés qui s’ennuient à Dubaï, à quelques heures d’avion. Yachts de luxe et villas de rêve se traduisent par des notes très salées, dans le moindre hôtel ou restaurant.

Libreville, une chique ville africaine ?

La capitale du Gabon arrive 19e, selon RFI, après New York et juste avant Kinshasa. En dépit de ses 20% de chômeurs et 33% de pauvres, cette ville centrafricaine monnaie tout au prix fort. Garre à ceux qui n’ont pas les portefeuilles bien pleins !

Kinshasa, les minerais font monter les enchères !

Forte dépendance vis-à-vis des importations, taux de change défavorable, commerce illégal de diamants et de minerais : tous les ingrédients sont réunis pour rendre la vie très chère à Kinshasa. RFI, précise que cent dollars, est le prix d’un dîner dans un restaurant huppé ou d’un taxi loué à la journée. Beaucoup des Habitants de la ville, rapporte-t-on encore, se nourrissent en cultivant des légumes sur les trottoirs !
out se monnaie en dollars!

Lagos et ses îles huppées

Cette mégalopole nigériane de 12 millions d’habitants est la 25e ville la plus chère du monde. Pour des raisons liées à la sécurité, expatriés et millionnaires nigérians y vivent.

La même source affirme Lahos est le futur « Dubaï de l’Afrique ». On ne trouve, affirme-t-on encore, aucun deux-pièces à moins de 1 300 le mois, payable d’avance sur 24 mois, sans compter le générateur, qui pompe 5 euros de diesel par jour au bas mot.

Brazzaville, la ville qui carbure à deux vitesses
Le grand jeu à Brazzaville consiste à montrer qu’on a de l’argent, à faire son shopping le week-end à Paris ou partir fêter son anniversaire à New York…
L’élite sort dans des restaurants où l’on paie 60 euros son repas. Les maisons du centre-ville se louent à 1 500 euros, les loyers dans certains quartiers populaires vont de 60 à 150 euros.

Bamako, l’effet crise et Minusma

Devenue la 29e ville la plus chère du monde, juste après Brazzaville, Bamako, capitale du Mali est pénalisée par l’effet de la crise politique de 2012 et 2013 sur son économie, avec la hausse des prix des produits alimentaires et du carburant.

Le déploiement en juin 2013 d’une imposante Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), 12 600 personnes en uniforme, a fait flamber les prix : le marché s’ajuste au pouvoir d’achat élevé des casques bleus et des fonctionnaires onusiens.

Conakry, la pauvreté et l’extrême richesse font bon ménage?

Classée 34e ville la plus chère du monde, la capitale de la Guinée a gagné 12 places en 2014 dans le classement Mercer, rapporte encore RFI. Les lacunes du service public font monter les prix ! Il faut payer l’essence du générateur, à raison d’un euro le litre, si l’on veut un minimum d’électricité. Et prendre sa voiture pour aller puiser de l’eau, afin de remplir des bidons qu’on stocke ensuite chez soi. Les appartements de luxe pour expatriés, avec eau, électricité et sécurité, se louent 2 000 euros par mois alors qu’un instituteur, avec son salaire de 35 euros, peut à peine s’acheter deux sacs de riz par mois.

Dakar, le casse-tête de la dépense quotidienne

La capitale sénégalaise Dakar, est la 40e ville la plus chère du monde. L’argent y file à toute vitesse. Les logements neufs au centre-ville se vendent à 1 500 euros le mètre carré. RFI, explique cette flambée des prix par la crise ivoirienne de 2 000.
Une cohorte de fonctionnaires internationaux et d’expatriés se sont rabattus alors sur Dakar. Un instituteur, au Sénégal, ne gagne pas plus de 300 euros par mois alors qu’un ministre en gagne 6 fois plus.

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