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Douala: Le SDF se désolidarise du meeting de Michel Nintcheu.

Le Social democratic front (SDF, principal parti d’opposition camerounaise) s’est désolidarisé lundi de l’initiative entreprise par Michel Nintcheu, l’un de ses députés qui prévoit organiser un meeting dimanche à Douala, contre “les fraudes massives et honteuses” constatées lors de la présidentielle du 07 octobre.

“Le SDF se désolidarise de cette initiative personnelle qui n’engage que l’auteur de la déclaration de manifestation publique et non le parti”, indique une note du coordonnateur départemental, Adolphe Same, adressée au préfet du Wouri (département du Cameroun situé dans la région du Littoral).

M. Nintcheu, a adressé une déclaration de manifestation publique au Sous-préfet de Douala III pour le tenir informer de l’organisation du meeting public qu’il envisage au rond-point Dakar dimanche, à partir de 15h (heure locale, GMT+1)” pour “dénoncer les fraudes massives et honteuses ayant émaillé le scrutin du 07 octobre.”

La manifestation sera “immédiatement suivie d’une marche pacifique”, allant du rond-point Dakar à Ndokoti, en passant par le carrefour GCC, a-t-il précisé.

“Toute personne engagée dans cette démarche, le fait de manière personnelle et pas en tant que militant du SDF”, ajoute M. Same.

Représenté à la présidentielle par le candidat Joshua Osih, premier vice-président du parti, le SDF a, à l’instar d’autres partis de l’opposition impliqués dans le processus électoral, dénoncé des irrégularités et introduit un recours en annulation du scrutin auprès du Conseil constitutionnel.

Plus de six millions d’électeurs étaient appelés à élire le nouveau président parmi huit candidats en lice, dont le chef de l’Etat Paul Biya (85 ans) qui brigue un septième mandat.

Au lendemain du scrutin, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé sa victoire et invité Paul Biya, en fonction depuis le 06 novembre 1982 et candidat à sa succession, à une “transmission pacifique du pouvoir afin de mettre le Cameroun à l’abri d’une crise postélectorale”, en dépit des mises en garde du gouvernement contre les annonces prématurées de victoire.

Deux jours après la déclaration de Kamto, le député a estimé que l’ex-ministre avait “raison d’adopter cette posture dans ce contexte où toutes les institutions du processus électoral sont à la solde de M. Biya.

Le Conseil constitutionnel, l’organe habilité à proclamer les résultats et dont les décisions ne sont susceptibles d’aucun recours, devrait les annoncer au plus tard le 22 octobre, soit 15 jours après le vote.

 

afrique-sur7.fr

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