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Entrepreneurs en Afrique : 5 erreurs à qu’il faut éviter

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Les prises de décision hasardeuses ou les erreurs de gestion sont à l’origine des défaillances des entrepreneurs cherchant à pérenniser leur activité.

Tout le monde s’accorde là-dessus : la timidité avec laquelle les instances gouvernementales de la majorité des pays d’Afrique francophone engagent les réformes structurelles ne donne pas l’occasion aux entrepreneurs de pérenniser leur activité. Mais la défaillance de ces structures est aussi imputable à des prises de décision hasardeuses et de grosses erreurs de gestion de la part des chefs d’entreprise. Voici les erreurs les plus fréquemment commises par les entrepreneurs.

Ne pas se faire accompagner par un incubateur

Un aspirant entrepreneur, qu’il soit ou non diplômé d’une grande école de commerce, doit se frotter à la réalité du terrain et se faire accompagner dans ses démarches et premiers pas. Or, la majorité des porteurs de projet en Afrique, particulièrement dans la sphère francophone, lancent leur activité sans chercher à obtenir les conseils de professionnels aguerris. Résultat : ils tardent souvent à gagner en efficacité, en légitimité et en crédibilité dans leur secteur d’activité. Les patrons de start-up ont pourtant la possibilité de solliciter les services d’incubateurs commeBantuHub, ActivSpaceou CTIC Dakar, des lieux d’émulation et de rencontre où l’on peut échanger avec des personnes expérimentées, dont certaines peuvent même faire office de mentors pour les jeunes entrepreneurs.

Ne pas tester son idée sur le marché

La plupart des dossiers que j’analyse sur la plateforme www.startupstreet.biz sont exclusivement couchés sur papier, sans que le concept ait réellement vu le jour de façon concrète. Même lorsqu’il existe un prototype ou la version bêta d’un produit, le concept n’a pas fait l’objet d’un test auprès des consommateurs. Pourtant, valider son idée sur le marché présente l’avantage de récolter les remarques, critiques et suggestions des clients en  vue d’affiner en permanence les caractéristiques du produit jusqu’à ce que les besoins des consommateurs soient pleinement satisfaits.

S’interdire de voir plus grand

La petite taille des projets s’explique par le fait que les entrepreneurs ne sont pas assez ambitieux et se limitent à écouler leur production ou assurer leurs prestations à l’échelon local. Les classes moyennes demeurant encore à l’état embryonnaire et étant majoritairement concentrées dans les capitales, les familles à faible revenu constituent souvent l’essentiel de la population sur les territoires nationaux. Partant de ce constat, les porteurs de projet ne peuvent envisager une croissance soutenue de leur structure. Ils doivent donc revoir leurs ambitions à la hausse en tentant de gagner des parts de marché à l’échelle sous-régionale, que ce soit dans la zone CEMAC – Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale – ou CEDEAO – Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest – ou, pourquoi pas, sur l’ensemble du continent.

Ne pas s’entourer de collaborateurs qualifiés

Il arrive souvent que les compétences des porteurs de projet ne soient pas en adéquation avec le cœur du métier de l’entreprise. Les coûts des formalités sont tels que la plupart des entrepreneurs préféreront cumuler les fonctions de gestionnaire et de technicien. L’une des causes d’échec entrepreneurial réside dans le manque de compétences relatives à la conception du produit ou la prestation du service proposé. Pour maximiser les chances de réussite du projet, les dirigeants doivent s’entourer de personnes possédant une solide expertise et une bonne connaissance technique du produit.

Ne pas préparer l’entrevue avec son banquier

Selon le témoignage des entrepreneurs que j’ai pu recueillir, les établissements financiers sont peu enclins à accepter des demandes de financement. En cause : le manque de professionnalisme de nombreux porteurs de projet qui se contentent d’indiquer à leur interlocuteur le montant des fonds dont ils ont besoin, sans avoir effectué une réelle préparation. Aborder son banquier implique un certain formalisme : la présentation d’un business plan viable, une argumentation verbale structurée, la capacité à négocier…
Source: http://www.forbesafrique.com/Entrepreneurs-en-Afrique-5-erreurs-a-eviter_a1529.html

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