03272017Headline:

GABON : Idriss Déby aurait envoyé des militaires pour soutenir Ali Bongo Ondimba /les faits

bongo idriss

Pierre Nkurunziza, le président burundais qui était passé en force, en 2015, en s’octroyant un troisième mandat contraire à la Constitution et aux Accords d’Arusha, aurait, lui aussi, envoyé des mercenaires pour soutenir le passage en force de Bongo Ondimba Ali (BOA). Il n’est pas seul. Maintenant que les langues commencent à se délier, à Libreville, on nous signale, également, l’envoi de militaires tchadiens, qui épauleraient, actuellement, la garde républicaine (présidentielle) du (petit) putschiste de Libreville. Cette information qui a été confirmée par une autre source crédible, à N’Djamena, précise qu’une rotation d’avions militaires a été organisée, ces derniers temps, entre le Tchad et la capitale gabonaise, avec, à chaque fois, à bord, du matériel militaire et des hommes armés. Est-ce ce qui explique la prudence de la France, qui condamne, fermement, le putsch électoral de BOA, sans intervenir, directement, dans le conflit comme le lui demande, avec force, le vainqueur de l’élection, Jean Ping ? On a, aussi, l’explication du port des cagoules par certains “militaires gabonais” qui refusent de montrer leur visage : la réalité, c’est que beaucoup ne sont pas des Gabonais.

Il faut rappeler que très mal élu, lui-même, le président du Tchad, Idriss Déby Itno (sur notre photo avec le “petit” putschiste de Libreville), est, également, le président en exercice de l’Union africaine, jusqu’en janvier 2017. Sa réélection en avril dernier avait été, vivement, contestée par son opposition qui ne le reconnaît plus comme président du Tchad, tellement, sa fraude fut gigantesque. Il est, donc, sur la sellette, lui aussi, mais, avec la différence que le dispositif (français) Barkhane qui lutte contre le terrorisme au Sahel, a élu domicile, à N’Djamena. Cette situation le pousse à outrepasser, parfois, ses droits, mais, son ingérence, hier, dans les affaires du Centrafrique, et aujourd’hui, dans les affaires gabonaises, est, vivement, condamnée, même si c’est sans réelle conséquence pour lui et son régime. Il a de la chance.

Cela dit, son mutisme, dans le dossier gabonais qui mobilise, pourtant, toute la communauté internationale, surprend, en Afrique, ce qui a fini par pousser la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-Africaine, Xhosazana Dlamini-Zuma, à pondre un communiqué plus que réservé, alors que la situation qui prévaut au Gabon, à l’heure actuelle, est d’une gravité extrême.

afriqueeducation.com/

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