07012022Headline:

Gabon: la SEEG investit face aux délestages et pénuries d’eau à répétition

Peut-être le bout de tunnel d’ici à cinq ans pour les populations qui n’ont pas d’eau courante et qui subissent des coupures d’électricité depuis des années. La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) unique distributeur d’eau et d’électricité du pays, a signé vendredi une convention de prêt d’une valeur de 100 milliards de francs CFA pour réaliser les investissements nécessaires.

Claude et Allan sont étudiants. Chaque soir, ils arpentent les rues de leur quartier Akébé Ville, bidons de 25 litres sous les bras à la recherche de l’eau. « Il y a des gens qui n’ont pas d’eau dans ce quartier depuis des années », lance l’un. « Ouais, c’est difficile, ça devient une corvée », se plaint le second.

Akébé Ville n’est pas le seul quartier qui manque d’eau. Ici nous sommes à Alénakiri dans la commune d’Owendo. « Il y a des camions qui viennent pour ravitailler le quartier, mais c’est rare », raconte une habitante. « On en souffre énormément », poursuit un autre habitant.

Pénuries d’eau doublée des délestages d’électricité… D’ici à cinq ans, les problèmes devraient être réglés grâce aux financements résultant de la convention signée en fin de semaine entre la SEEG et BGFIBank. Henri Claude Oyima, PDG du groupe BGFIBank. « Ces accords comprennent un crédit d’un montant de 40 milliards de francs CFA [environ 61 millions d’euros] par BGFIBank Gabon et un mandat d’arrangeur accordé à BGFI Bourse pour lever les fonds par emprunt obligataire à hauteur de 60 milliards de francs CFA [environ 92 millions d’euros]. »

Gustave Aimé Mayi, directeur général de la SEEG explique comment moderniser. « Nous avons aujourd’hui un outil de travail vieillissant, un retard au niveau de la déserte en eau et en électricité dans le pays. Et nous avons également besoin de renforcer nos capacités de productions en eau comme en électricité. »

Les installations étant obsolètes partout dans le pays, les investissements concerneront Libreville, Port-Gentil, Franceville et Makokou où la situation est critique.

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