09232017Headline:

Gabon/ Voici Pourquoi Ali Bongo doit libérer les ivoiriens Yeo Sihifowa et N’Cho Yao

Mamadou diané

Presqu’un mois après leur arrestation dans un cafouillage total à Libreville, les Ivoiriens Yéo Sihifowa et N’Cho Yao croupissent toujours dans les geôles gabonaises.

Après sa ré-investiture, mardi, au Palais du bord de mer à Libreville, Ali Bongo doit se pencher sur les cas des ivoiriens Yéo Sihifowa qui sont toujours aux mains de la justice gabonaise.

Dans la nuit du vendredi dernier, et au pas de courses, la Cour constitutionnelle l’avait définitivement déclaré vainqueur de la présidentielle du 27 août 2016 contre son principal rival Jean Ping qui s’était d’abord autoproclamé Président élu du Gabon avant d’introduire une requête en annulation des résultats publiés auparavant par la commission électorale gabonaise donnant Ali Bongo vainqueur de la présidentielle.

Deux Ivoiriens, notamment Yéo Sihifowa et N’Cho Yao arrêtés au lendemain de l’élection présidentielle pour, dit-on, avoir tenté de falsifier les procès-verbaux de la présidentielle, sont toujours derrière les barreaux. Pourtant aucune enquête n’a jusque-là encore démontré que ceux-ci voulaient effectivement opérer un passage en force en faveur de Jean Ping à la magistrature suprême gabonaise.

Les graves insinuations du gouvernement sortant sur la supposée ingérence de la Côte d’Ivoire dans l’élection présidentielle gabonaise avait coûté son poste à un ex-conseiller du Président Alassane Ouattara, Mamadi Diané, accusé d’avoir agi en solo. Mais contre toute attente, celui dont la responsabilité dans cette affaire a été établie tant par les autorités ivoiriennes que gabonaises n’a pas été inquiété outre mesure ni par la police ni par la justice.

Question ! Si tel est que c’est Mamadi Diané qui est l’instigateur de cette tentative de coup fourré et foiré au Gabon, pourquoi, lui, est-il en liberté et Yéo Sihifowa et N’Cho Yao, non ? Ali Bongo doit donc libérer Yéo Sihifowa et N’Cho Yao qui n’ont plus rien à faire dans les geôles gabonaises. Mieux, il pourrait les extrader dans leur pays d’origine, la Côte d’Ivoire, s’il le souhaite.

David YALA

 linfodrome.com

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