05122021Headline:

Ghana: la chef de la diplomatie réagit après la décision de sanction de Joe Biden

La dernière en date émane du ministre ghanéen désigné pour les Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, Mme Shirley Ayorkor Botchwey, qui a réagi à la suite de la décision du Président des États-Unis, Joseph Biden, de sanctionner les pays qui n’ont pas encore adopté de lois qui protègent les homosexuels.

La réaction de Mme Ayorkor Botchwey a été faite le jeudi 11 février en réponse à une question qui lui été posée par le comité parlementaire devant évaluer ou valider sa nomination au poste du ministre des Affaires étrangères. La question vise à savoir si elle soutiendra une campagne visant à abroger les lois LGBT au Ghana.

En réponse à cette question, Mme Botchwey a déclaré que les lois ghanéennes criminalisent clairement une telle pratique. Le chef de la diplomatie désigné a soutenu que le Ghana est un pays souverain qui a ses propres lois que les citoyens doivent respecter quelle que soit la relation que le pays a établie avec d’autres pays.

Et pour soutenir sa position, elle a ajouté qu’importe ce que des gens peuvent dire, « les lois du Ghana criminalisent les relations charnelles illégales et donc les lois du Ghana sont définitivement suprêmes et c’est ce à quoi nous adhérons tous ». Elle a fait remarquer que le parlement est le lieu où les lois sont élaborées et qu’il faut demander aux députés s’ils sont prêts à décriminaliser une telle loi.

Réactions des LGBT sur la demande de fermeture de leur bureau

Le groupe LGBT + Rights Ghana qui déclare être est un mouvement à l’avant-garde de la défense des droits et libertés de toutes les personnes LGBTQI dans le pays s’est prononcé contre la demande de la Coalition nationale pour les droits sexuels humains et les valeurs familiales pour que leur bureau à Accra soit fermé.

Les LGBT + Rights Ghana ont déclaré dans une réaction rendue publique qu’ils condamnent fermement le projet de la Coalition de semer la discorde et d’inciter à la violence contre un groupe minoritaire opprimé et qu’ils souhaitent que leurs adversaires capitalisent leurs ressources vers la lutte contre les vrais problèmes sociaux tels que la pauvreté, la pandémie de la Covid-19 et la prévention de crimes tels que la culture du viol et les abus contre les femmes au Ghana.

Avant d’en arriver à cette condamnation et appel, le groupe a dénoncé les reportages de la presse qui tendent à dépeindre négativement sa récente collecte de fonds aux yeux du public. Il n’a pas manqué de critiquer les tentatives du Secrétaire exécutif de la Coalition nationale pour les droits sexuels humains et les valeurs familiales, Moses Foe-Amoaning, qui s’est basé sur le rapport des médias pour mener une croisade contre son nouvel espace communautaire.

En réclamant le respect et la reconnaissance des droits aux membres du groupe LGBT + Rights Ghana, la déclaration a mis en exergue que « nous avons le droit, en tant que Ghanéens, de vivre en paix, de rejoindre des groupes, d’être protégés contre le mal et de faire respecter notre vie privée ».

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