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Immigration illégale : Des chiffres très effrayants pour la Côte d’Ivoire

Des images montrant des migrants clandestins originaires d’Afrique subsaharienne vendus comme esclaves ont choqué le continent et le monde ces derniers jours. Cette situation pose une fois de plus l’épineuse question de l’immigration clandestine à laquelle la Côte d’Ivoire n’échappe pas à ce fléau.

Par Abraham Kouassi

Indignation, consternation, colère… Les images de la CNN présentant un trafic de migrants réduits à l’esclavage en Libye ont suscité plusieurs réactions. En Côte d’Ivoire notamment, les réseaux sociaux se sont emparés de cette affaire. Au plus haut niveau de l’Etat, on a également réagi. « Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire interpelle les autorités libyennes, l’Union africaine, l’Organisation internationale pour les Migrations, les Nations Unies et l’ensemble de la Communauté internationale, sur l’impérieuse nécessité que soit diligentée une enquête, pour faire la lumière sur cette pratique ignoble et situer les responsabilités », stipule un communiqué publié le 18 novembre dernier par le ministère des Affaires étrangères.

La Côte d’Ivoire a raison de s’intéresser à cette affaire de près. De fait, eu égard aux récents chiffres publiés par l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) concernant ce fléau. Ainsi, selon l’agence intergouvernementale, en 2017, ce sont 8753 migrants partis de la Côte d’Ivoire qui sont arrivés en Italie par cette route de la mort qui passe par la Libye. Parmi eux, 1263 femmes et 1474 mineurs non accompagnés.

Avec ce « quota », la Côte d’Ivoire se hisse à une peu glorieuse 4è place derrière le Nigeria, la Guinée et le Bangladesh. Ces chiffres qui ne disent rien sur les migrants qui n’ont pas réussi à atteindre l’Europe confirment une chose : Il y a assurément des personnes originaires et parties de la Côte d’Ivoire actuellement en Libye. En mars dernier déjà, 151 Ivoiriens étaient rapatriés grâce à l’OIM de Libye. Partis la plupart pour avoir « une vie meilleure », 94 de ces retournés ont déclaré à leur arrivée avoir choisi de rentrer en raison de « l’insécurité » en Libye.

Comme on le voit, la Côte d’Ivoire est en passe de devenir une des plaques tournantes de ce trafic. Il importe donc de réagir rapidement et vigoureusement pour éviter de revoir d’autres images insoutenables. Cette exigence s’adresse également au Mali et au Niger qui sont des carrefours importants de ce voyage de tous les dangers.

/ivoirejustice.

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