09222017Headline:

Kenya : la Cour suprême annule l’élection présidentielle/les raisons

L’opposition, qui conteste la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, avait saisi la Cour suprême. L’institution lui donne raison en invalidant l’élection présidentielle.

La Cour suprême du Kenya, saisie par l’opposition, a contre toute attente ordonné vendredi la tenue d’une nouvelle élection présidentielle d’ici 60 jours, déclarant “invalide” le résultat du scrutin du 8 août à l’issue duquel le sortant Uhuru Kenyatta a été proclamé vainqueur.

Kenyatta “n’a pas été élu de manière valide”.

L’élection présidentielle “n’a pas été conduite en accord avec la Constitution”, a déclaré le juge président David Maraga, indiquant que la Commission électorale a désormais 60 jours pour organiser un nouveau scrutin. “A la question de savoir si les illégalités et irrégularités ont affecté l’intégrité de l’élection, la Cour est d’avis que c’est le cas.” Uhuru Kenyatta, opposé à Raila Odinga, “n’a pas été élu et déclaré président de manière valide”, a ajouté le juge.

La décision, qui est définitive, a été rendue à la majorité, deux juges sur un total de sept – dont un absent pour cause de maladie – ayant exprimé des opinions dissidentes. Le juge président a soutenu que la Commission électorale a “échoué, négligé ou refusé” de conduire les élections en accord avec la Constitution, évoquant des irrégularités dans la transmission des résultats. Uhuru Kenyatta, 55 ans, élu pour la première fois en 2013, avait été proclamé vainqueur par la Commission électorale (IEBC) le 11 août, avec 54,27% des voix contre 44,74% à Raila Odinga, 72 ans, déjà battu en 1997, 2007 et 2013.

“Décision historique”.

A l’extérieur de la Cour suprême, autour de laquelle un important dispositif policier avait été déployé, des partisans de Raila Odinga ont laissé éclaté leur joie. L’opposition a salué la “décision historique” de la Cour suprême. “C’est un jour historique pour le peuple kényan et par extension pour les peuples du continent africain”, a ajouté Raila Odinga, précisant que l’invalidation d’une élection présidentielle par un tribunal était une première sur le continent. Il a ajouté qu’il n’avait “plus confiance” dans la Commission électorale actuelle et qu’une nouvelle équipe devait conduire la prochaine élection présidentielle.

Source: Europe1.fr

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