07202019Headline:

La nature a encore frappé l’espèce Humaine: un bilan alarmant est noté après le passage du cyclone Idai au Mozambique et au Zimbabwe

Après le passage du cyclone Idai, au Mozambique, le 18 mars 2018.
© AFP PHOTO / MISSION AVIATION FELLOWSHIP / RICK EMENAKET

Au Mozambique, l’heure est au décompte après le passage du cyclone Idai dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 mars. Les vents violents, associés à des pluies torrentielles qui ont touché la côte avant de poursuivre leur course folle au Zimbabwe ont fait, pour le moment, 173 morts dans les deux pays dont 84 au Mozambique. Ce bilan pourrait considérablement s’aggraver, selon les autorités mozambicaines, notamment à Beira, une importante ville du pays.
La ville de Beira, qui compte un demi-million d’habitants, a été dévastée. L’étendue des dégâts y est « énorme et terrifiante », indique la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dans un communiqué.

« 90 % de Beira et de ses alentours ont été endommagés ou détruits », écrit la FICR. Selon plusieurs témoignages et les images postées sur les réseaux sociaux, les rues de la ville sont jonchées d’arbres déracinés, d’éclats de verre et de tôles emportées.

Des images aériennes, transmises par l’organisation Mission Aviation Fellowship, montrent aussi des dizaines de personnes bloquées sur les toits de bâtiments en dur, entourés d’eau.

Carlitos était chez lui, ce jeudi soir quand le cyclone a tout emporté. « J’étais à l’intérieur de la maison, il pleuvait. On a entendu du bruit, comme si la montagne éclatait, explosait. L’eau a commencé à arriver sur nous, depuis la route jusqu’à chez nous. Lorsqu’on s’en est aperçu, on s’est enfui. »

Un bilan provisoire de l’Institut mozambicain de gestion des désastres fait état de 873 maisons emportées dans la région de Beira, 24 hôpitaux détruits et 267 classes d’école partiellement ou complètement englouties.

L’inquiétude du président

D’après le président mozambicain, cette situation pourrait encore empirer. Filipe Nyusi était ce lundi matin à Beira. Il a évoqué des corps qui flottent, un véritable désastre humanitaire.

« Pour le moment, nous avons officiellement 84 morts mais quand on a survolé la zone, tôt ce matin, pour comprendre ce qui se passe, tout laisse à penser que le bilan pourrait dépasser les 1 000 morts », a déclaré le président Filipe Nyusi dans une intervention télévisée, à Maputo.

Le chef de l’Etat mozambicain en appelle au renforcement des opérations de sauvetage et a également demandé à ses concitoyens qui habitent près des rivières, de quitter la zone pour sauver leurs vies. Plusieurs barrages ont en effet déjà lâché, alors que…

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