12192018Headline:

La requête de Kamto rejetée aux Cameroun.

Le Conseil constitutionnel camerounais a rejeté jeudi soir, la requête de l’ex-ministre Maurice Kamto, qui demandait l’annulation partielle de l’élection présidentielle du 7 octobre, dans certaines régions du pays pour “irrégularité”, ont constaté des journalistes de Afrique sur7

Le président du conseil, Clément Atangana qui a jugé recevable le recours de M. Kamto en la forme, l’a rejetée “comme non justifiée”, après deux jours de débat.

Candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), l’ex-ministre délégué à la Justice, a déposé un recours afin de réclamer l’annulation des votes dans sept régions (Nord-ouest, Sud-ouest, Est, Sud, Nord, Extrême-nord), estimant que le scrutin a été émaillé d’irrégularités et d’incidents.

Plus de six millions d’électeurs étaient appelés le 07 octobre à élire le nouveau président parmi huit candidats en lice, dont le chef de l’Etat Paul Biya (85 ans) qui brigue un septième mandat.

Au lendemain du scrutin, il s’est déclaré vainqueur et réclamé une “transmission pacifique du pouvoir” avec le chef de l’Etat sortant Paul Biya.

Quelques minutes après le verdict du Conseil constitutionnel, Maurice Kamto a quitté le palais des congrès de Yaoundé, sans faire de déclaration, sous les ovations d’une vingtaine de partisans.

Paul Eric Kingue, son directeur de campagne, s’est dit “déçu de la décision rendue”, accusant “le Conseil qui est une coque vide d’être composé d’amis” du président Paul Biya.

L’institution qui “ne s’est pas prononcée sur les procès-verbaux non-signés, cherche à préparer un passage en force à Biya”, a ajouté M. Kingue.

“Le prochain combat sera de changer les règles électorales” pour avoir “une véritable démocratie”, a déclaré Me Sylvain Souop (défense Kamto), “satisfait”, car “le petit peuple a découvert qu’il est possible de faire bouger les lignes” en étant “endurant.”

Quant à la défense d’Elections Cameroon ’(ELECAM), elle s’est dite “satisfaite”, estimant que le dossier du président du MRC, “n’avait pas d’autre issue.”

Le représentant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Grégoire Owona pour qui le verdict est d’une clarté exceptionnelle”, a souhaité “l’acceptation de cette décision par tous.”

Le Conseil constitutionnel devrait proclamer les résultats au plus tard lundi.

 

koaci.com

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