04072020Headline:

“L’Afrique est en retard de 20 ans sur la Chine”

Les carences qui, en Afrique, ralentissent l’entrepreneuriat ressemblent à celles contre lesquelles j’ai dû lutter il y a vingt ans lorsque j’ai créé Alibaba. En s’appuyant sur la révolution numérique, il est possible de faire de l’Afrique un hub planétaire.

J’ai pour la première fois mis les pieds en Afrique en 2017. Conseiller spécial de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, j’ai été amené à me rendre au Kenya et au Rwanda. M’étant beaucoup documenté avant de partir, je croyais savoir à quoi m’attendre – et espérais surtout sortir de ma zone de confort.

Car je n’avais nullement l’habitude d’analyser la situation dans tel ou tel pays étranger. À ma grande surprise, elle n’était pas très différente de celle que j’avais pu connaître chez moi, en Chine.

Lors de chacun de mes voyages, je m’efforce de rencontrer de jeunes entrepreneurs. Et le continent n’a pas fait exception à la règle. J’ai donc parlé à des chefs d’entreprise africains. J’ai découvert leurs histoires personnelles, leurs rêves. Et soudain je me suis trouvé propulsé vingt ans en arrière, à l’époque de la création d’Alibaba.

Un peu partout sur le continent, j’ai constaté que la plupart des entrepreneurs n’étaient pas aussi obsédés par l’idée de faire une brillante carrière que leurs collègues américains ou, de plus en plus, chinois. Prudents, ils cherchent avant tout un emploi salarié…

La SUITE DANS Jeune Afrique

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