07272017Headline:

Le président Roch Kaboré du Burkina aussi et ses proches en veulent À Gbagbo/Voici ses raisons

Le président Roch Kaboré du Burkina Faso aurait fait savoir qu’il ne milite pas pour Laurent Gbagbo. Selon Jeune Afrique, il estime que ses compatriotes étaient maltraités en Côte d’Ivoire sous le régime de la Refondation. De ce fait, il est impensable pour lui de militer pour sa libération.

Roch Kaboré n’est pas un des soutiens africains de Gbagbo

Récemment, Jeune Afrique, a fait cas d’une démarche de dirigeants africains pour faire libérer Laurent Gbagbo. Ce collectif de chefs d’État a à sa tête Alpha Condé. Ces dirigeants africains auraient approché François Hollande pour lui demander de faire pression sur la CPI pour obtenir la libération de l’ancien président ivoirien. Le nom du Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré avait été cité sur la liste des chefs d’État africains pro-Gbagbo.

Le président du Burkina Faso n’aurait pas apprécié de voir son associé à cette démarche. La raison, ses compatriotes n’étaient pas très bien traités par Laurent Gbagbo du temps où il était aux affaires. « Vu la façon dont les Burkinabè de Côte d’Ivoire ont été traités par le régime Gbagbo, vous n’imaginez pas le président Kaboré demander sa libération ! », aurait expliqué un de ses proches.

Alors que le Burkina Faso avait été la base arrière de la déstabilisation du régime de Laurent Gbagbo, Roch Kaboré ne retient que les mésaventures de certaines de ses compatriotes en Côte d’Ivoire. L’ancien premier ministre de Blaise Comparé adopte-t-il cette position pour éviter d’essuyer la colère du président Ouattara ? Ce même média fait savoir qu’une participation de M. Kaboré à une telle démarche « n’aurait évidemment pas été appréciée à Abidjan.»

L’ex-président ivoirien n’a jamais demandé au Burkina Faso de plaider sa cause. Il ne devrait donc pas être surpris par cette position de Roch Marc Kaboré, proche de Blaise Compaoré, l’ancien dictateur, jusqu’en 2010. Blaise Comparé avait hébergé et entretenu les rebelles qui ont attaqué la Côte d’Ivoire et le régime Gbagbo. De ce fait, il aurait été surprenant de le voir épouser aujourd’hui la cause du père du multipartisme ivoirien.

Quand le Burkinabé Amadé Ouérémi terrorisait les populations ivoiriennes

Amadé Ouérémi, un milicien burkinabé, a par exemple arraché plusieurs plantations et des récoltes à des paysans ivoiriens. Il a même exploité jusqu’en 2013 certains forets classés en Côte d’Ivoire avec ses miliciens. Il bénéficiait d’une bienveillance de certains anciens chefs de guerre ivoiriens avec qui il a combattu pour le président Alassane Ouattara, selon ses propres dires.

« Pourquoi suis-je le seul accusé de crimes alors que j’ai combattu aux côtés des forces pro-Ouattara ? », avait interrogé Amadé Ouérémi lors de son arrestation musclée par les forces de l’ordre. Ce dernier sévissait depuis des années dans l’ouest de la Côte d’Ivoire où il terrifiait la population. C’est dire comment certains Burkinabés n’ont pas toujours été irréprochables en Côte d’Ivoire où ils préfèrent même créer leurs propres villages plutôt que de se mélanger aux populations locales. Une chose inimaginable pour un Ivoirien au Burkina Faso.

En difficulté au Burkina Faso où ils ont du mal à réaliser leurs promesses de campagne, Roch Kaboré et ses proches semblent vouloir se servir de ce type de polémiques pour créer l’union sacrée autour d’eux. Pour beaucoup de jeunes Burkinabés, il n’y a pas de différence entre le régime de Compaoré et celui de Kaboré. Malgré le changement de régime au Burkina, le chômage est toujours grandissant dans ce pays où les critiques sont de plus en plus fortes.

Par afrique-sur7

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