11182018Headline:

Le QG de Cabral Libii occupé par les forces de l’ordre au Cameroun.

Classé troisième avec 6,28 % des suffrages à la présidentielle camerounaise du 7 octobre, Cabral Libii (38 ans), le candidat de l’Union nationale pour l’intégration vers la solidarité (universU, accuse les forces de l’ordre d’assiéger depuis deux jours son quartier-général, à Yaoundé, dans une note.

“Notre QG qui abrite par ailleurs les bureaux du Mouvement 11 Millions de Citoyens est assiégé depuis deux jours par une escouade mixte impressionnante des forces de l’ordre,” indique M. Libii, estimant qu’il est “désormais empêché de vaquer à (ses) occupations associatives et politiques quotidiennes dans son lieu de travail.”

Une dizaine de policiers et gendarmes étaient stationnés aux alentours du QG situé au quartier Nkoldongo, où une conférence était prévue, après une première interdiction, a constaté un journaliste.

Vers 16h30 (heure locale, GMT+1), des journalistes et quelques militants patientaient au bas de l’immeuble abritant le QG, où les entrées étaient filtrées par les forces de l’ordre.

Mercredi, le sous-préfet de Yaoundé 4, Georges Bassilekin, a interdit la conférence projetée par le candidat du parti Univers, à son QG évoquant la nécessité de préserver l’ordre public.”

“La police a débarqué au QG” au quartier Nkoldongo vidé la salle”, a déclaré le responsable adjoint de la cellule communication, David Mvondo, à un journaliste de Afrique sur7, soutenant “n’avoir reçu aucun notification d’interdiction.

Le président Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, a été réélu lundi pour un septième mandat à la tête du Cameroun avec 71,28 % des suffrages, alors que l’opposant Maurice Kamto, qui arrive deuxième avec 14,23 % des voix, évoque de “faux” chiffres officiels et revendique la victoire.

Depuis la veille de la proclamation des résultats lundi, les rues et grands carrefours de Yaoundé et de Douala étaient quadrillés par des éléments des forces de l’ordre et de l’armée, pour prévenir d’éventuels mouvements de protestation.

Selon Libii, “nous sommes toujours en période électorale”, signifiant avoir “le droit” de s’”exprimer ” dans son QG, parce que “le président élu n’a pas encore prêté serment.”

Le plus jeune candidat au scrutin du 7 octobre, Libii promet de “tirer les conséquences de la provocation” si son QG “est encore inexplicablement assiégé (vendredi) par la police et la gendarmerie et invite les citoyens à se tenir “prêts.”

 

 

afrique-sur7.fr

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