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Liberia: Présidentielle 2017, un parti promet de libérer le prisonnier Charles Taylor de la CPI

Un parti de l’opposition au Liberia, le Mouvement pour le Changement Progressif (MPC), promet qu’en cas de victoire à la présidentielle 2017, d’entamer des démarches pour que l’ex-Président libérien, Charles Ghankay Taylor, qui purge une peine d’emprisonnement de 50 ans en Grande Bretagne  soit libéré et ramené au pays.

Le leader du MPC, Simeon Freeman, a fait cette promesse le 18 avril dernier à Monrovia. Pour cet engagement, Freeman a promis que si les libériens l’élisent en octobre prochain en tant que le Président du pays, son gouvernement entamera des pourparlers avec la communauté internationale pour que Taylor qui est prison en Grande-Bretagne soit libéré et placé en résidence surveillée au Liberia plutôt que d’être en prison à l’étranger.

De la nécessité à œuvrer pour la libération de Taylor, le leader du MPC  a prétexté qu’au Liberia si un Président arrive au pouvoir, il ne se soucie pas de son prédécesseur ou lui crée des ennuis.

En voulant changer un aspect de la politique de son pays, Freeman a cité l’exemple du Nigeria où des anciens Présidents sont encore en vie dans le pays mais pour que le cas du Liberia, ils ont un ex Chef d’Etat qui croupit en prison pour 50 ans sous d’autres cieux et qui risque de mourir là.

En ce qui concerne l’actuelle Présidente Ellen Johnson qui va bientôt achever son deuxième et dernier mandat, le leader du MPC  a estimé qu’une assurance lui sera donnée non pas parce qu’elle soit exempte de reproches mais pour abandonner la politique qui vise les ex Présidents.

Ajoutons qu’à propos du projet que le MPC  fait pour l’ex-Président et prisonnier Taylor, un autre candidat déclaré à la présidentielle 2017 en l’occurrence le Sénateur George Weah, a récemment eu un entretien téléphonique avec l’ex Chef d’Etat. Après cet entretien, Weah a promis qu’il accorderait à Taylor toutes les considérations dues à un ex-Président du Liberia.

L’ex-Président et prisonnier Charles Taylor a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité commis entre 1996 et 2002 en Sierra Leone pour livraison d’armes, de munitions et autres aides logistiques aux rebelles du Front Révolutionnaire Uni (RUF) en échange de diamants. La condamnation a été confirmée en appel le 26 septembre 2013. Le procès a été ouvert le 04 juin 2007 et a été délocalisé à La Haye par le Conseil de sécurité des Nations unies en vue de préserver la paix en Sierra Leone.

Koaci

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