03042021Headline:

Libye: benghazi toujours dans l’insécurité

Ce jeudi 21 janvier, au matin, le corps de Khaled Ben Omran, un habitant de Benghazi, a été retrouvé mort d’une balle dans la tête, dans une rue du centre-ville. Il avait été enlevé près de chez lui trois jours auparavant. Son corps gisait aux côtés de deux autres corps restés inconnus. D’autres corps ont été rejetés par la mer, leurs têtes étaient criblées de balles et leurs mains liées.

« Benghazi, ville de sécurité et de sûreté », était le slogan lancé en 2014 par les forces de Khalifa Haftar qui commençaient, petit à petit à étendre leur pouvoir sur la ville. Un slogan qui, devant ce chaos, semble loin d’incarner la réalité actuelle à Benghazi.

La situation devient tellement intenable que des chefs de sécurité des forces de Khalifa Haftar commencent à la dénoncer. Eyad Al-Fessi, chef de l’une des brigades de l’armée nationale libyenne, regrette un retour à la case départ : « la situation est comme celle d’avant 2014 » admet-il en rappelant la liquidation de « sept personnes en l’espace de quatre jours. »

De son côté, Wanis Choukri, un haut officier de sécurité, appelle la population à former des comités d’autodéfenses dans chaque quartier. Un autre chef de sécurité, très en colère, se demande : « que font le ministère de l’intérieur et les différents services sécuritaires et de renseignements à Benghazi ! ». Cette ville compte plus de six services de sécurité.

Des ONG libyennes recensent et documentent ces crimes alors que les proches des disparus racontent sur les réseaux sociaux les circonstances des fréquentes disparitions.

Depuis le début de l’année, des ordres sécuritaires imposent désormais, aux voitures d’afficher une plaque d’immatriculation et d’éviter les vitres fumées. « Chaque voiture non identifiée est un projet de crime », affirmait le ministère de l’Intérieur.

Mardi, lors d’un contrôle, un individu refusant d’obtempérer a tiré et blessé deux officiers de police. Il s’agissait d’un membre des forces d’élite de l’Armée nationale libyenne dirigée par Khalifa Haftar.

Au moins 10 personnes ont été tuées à Benghazi en moins d’une semaine. Toutes ont été enlevées par des personnes à bord de voitures non identifiées. Les forces du maréchal Haftar, qui ont la charge de la sécurité de ville, ont été tenues responsables de ces exactions par une population de plus en plus terrorisée et qui dénonce une dictature à l’est libyen. Cette fois-ci, ce sont certains membres des forces sécuritaires à Benghazi qui dénoncent les exactions.

Le jeudi 21 janvier, au matin, le corps de Khaled Ben Omran, un habitant de Benghazi, a été retrouvé mort d’une balle dans la tête, dans une rue du centre-ville. Il avait été enlevé près de chez lui trois jours auparavant. Son corps gisait aux côtés de deux autres corps restés inconnus. D’autres corps ont été rejetés par la mer, leurs têtes étaient criblées de balles et leurs mains liées.

« Benghazi, ville de sécurité et de sûreté », était le slogan lancé en 2014 par les forces de Khalifa Haftar qui commençaient, petit à petit à étendre leur pouvoir sur la ville. Un slogan qui, devant ce chaos, semble loin d’incarner la réalité actuelle à Benghazi.

La situation devient tellement intenable que des chefs de sécurité des forces de Khalifa Haftar commencent à la dénoncer. Eyad Al-Fessi, chef de l’une des brigades de l’armée nationale libyenne, regrette un retour à la case départ : « la situation est comme celle d’avant 2014 » admet-il en rappelant la liquidation de « sept personnes en l’espace de quatre jours. »

De son côté, Wanis Choukri, un haut officier de sécurité, appelle la population à former des comités d’autodéfenses dans chaque quartier. Un autre chef de sécurité, très en colère, se demande : « que font le ministère de l’intérieur et les différents services sécuritaires et de renseignements à Benghazi ! ». Cette ville compte plus de six services de sécurité.

Des ONG libyennes recensent et documentent ces crimes alors que les proches des disparus racontent sur les réseaux sociaux les circonstances des fréquentes disparitions.

Depuis le début de l’année, des ordres sécuritaires imposent désormais, aux voitures d’afficher une plaque d’immatriculation et d’éviter les vitres fumées. « Chaque voiture non identifiée est un projet de crime », affirmait le ministère de l’Intérieur.

Mardi, lors d’un contrôle, un individu refusant d’obtempérer a tiré et blessé deux officiers de police. Il s’agissait d’un membre des forces d’élite de l’Armée nationale libyenne dirigée par Khalifa Haftar.

Avec: rfi

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