05292020Headline:

Lutte contre le coronavirus au Burkina Faso: plus de 1207 prisonniers libérés

Plus de 1200 prisonniers ont été graciés au Burkina Faso par le Président Roch Marc Christian Kaboré, afin d’aider à contenir la propagation du nouveau coronavirus dans ce pays où les infrastructures de santé sont défaillantes, a annoncé le ministre de la Communication Remis Fulgence Dandjinou, lors d’un point de presse, le jeudi 02 avril 2020.

« Cette remise de peine concerne 1207 personnes qui feront l’objet d’un accompagnement pour leur réinsertion sociale », a-t-il déclaré, précisant qu’il s’agit des personnes en âge avancé, qui ont déjà passé la moitié de leur peine, et dont les infractions ne sont pas en lien avec le terrorisme et le grand banditisme. Depuis la détection des deux premiers cas, le 9 mars, le pays enregistre 288 cas confirmés et 16 décès.

Une cinquantaine de personnes ont été déclarées guéries à ce jour. Notons que cette mesure intervient quelques jours après que la Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a exhorté « les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention », suggérant de libérer par exemple « les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible ».

1207 DÉTENUS LIBÉRÉS POUR LUTTER CONTRE LE CORONAVIRUS AU BURKINA FASO
Et depuis lors, plusieurs pays africains ont répondu favorablement à cet appel. C’est le cas du Niger, où le Président Mahamadou Issoufou a gracié le vendredi 27 mars 2020, 1540 détenus dont le principal opposant nigérien, Hama Amadou, écroué depuis novembre 2019 pour trafic international d’enfants. Au Togo, ce sont 1048 prisonniers qui ont recouvert leur liberté par grâce présidentielle, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Pareil au Kenya, où les autorités ont annoncé la remise en liberté de 4800 détenus.

Il en est de même au Sénégal, où le Président Macky Sall a gracié 2036 prisonniers. Faut-il s’attendre à une mesure similaire en Côte d’Ivoire, où l’on compte 194 personnes infectées dont 1 décès, à la date du 02 avril 2020 ? Difficile de répondre par l’affirmative. Pour l’heure, les autorités judiciaires ont plutôt décidé de suspendre les visites dans les centres de détention en vue d’empêcher la propagation du virus.

Intervenant dans le journal télévisé de la RTI 1, le 29 mars 2020, le directeur de l’administration pénitentiaire de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), a informé que : « les colis et repas venant de l’extérieur pour les détenus ainsi que les visites des avocats à leurs clients sont autorisées sous réserve du respect du dispositif de prévention contre le COVID-19 mis en place dans les établissements pénitentiaires ».

Mieux, soutenant que l’administration pénitentiaire a mis en place un dispositif de prévention primaire à l’effet de protéger le milieu carcéral, Boubacar Coulibaly a indiqué que les différentes mesures de prévention pourraient évoluer en fonction de l’évolution de la situation.

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