09192020Headline:

Mali: la MINUSMA accuse les forces sécurité maliennes et l’armée burkinabè d’exécutions extrajudiciaires

Selon le confrère Radio Omega, l’ONU, qui avait déjà accusé début avril l’armée malienne d’exactions, a “documenté” 94 cas d’exécutions extrajudiciaires pour lesquels l’armée malienne est impliquée, “particulièrement” dans les cercles de Koro (Mopti) et de Niono (Ségou) ainsi que 50 cas d’exécutions extrajudiciaires commises “entre le 26 et le 28 mai” par l’armée burkinabé, “notamment dans le village de Boulkessi et les campements environnants”, zone située à la frontière avec le Burkina Faso.
Les forces de sécurité maliennes ont commis 94 exécutions extrajudiciaires entre le 1er avril et le 30 juin, a affirmé jeudi la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), selon AFP. La force onusienne accuse également l’armée burkinabé de 50 exécutions extrajudiciaires sur le territoire malien pendant la même période. Ces révélations de la division des droits de l’homme de la Minusma, paraissent dans sa note trimestrielle publiée jeudi.
s’inquiète d’une “augmentation des violations graves des droits de l’homme imputables aux forces de sécurité maliennes”.
Egalement, six cas de violence sexuelle “imputables aux éléments armés extrémistes” ont été documentés dans le centre du Mali (cercle de Douentza) par l’ONU qui précise avoir “formellement partagé” cette note.
Contacté par Radio Oméga pour réagir à cette note de la MINUSMA, l’état-major général des armées du Burkina a promis “de revenir”.
Dans son dernier rapport parlant de 180 corps retrouvés autour de Djibo du fait d’exécution extra-judiciaire, HRW soutient que “les preuves disponibles suggèrent l’implication des forces de sécurité gouvernementales dans des exécutions extrajudiciaires de masse”. Ce n’est pas la première fois que l’armée est épinglée dans des exactions extra judiciaires à Djibo par Human Rights Watch.
Depuis le massacre de Yirgou en janvier 2019, les promesses d’enquêtes sur des cas d’abus ont donné peu de résultats, une situation qui exaspère Washington. ”L’assistance à la sécurité des États-Unis ne peut se poursuivre sans action”, a lancé le secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique, Tibor Nagy en guise d’avertissement en début juillet.

Sapel MONE

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