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Mali: l’avocat de Sess Soukou Mohamed réagit vigoureusement à son arrestation

L’arrestation au Mali de Sess Soukou Mohamed alias Ben Souk, continue de susciter de vives réactions. Me Kalifo Yaro, avocat de l’ancien député ivoirien, dénonce les conditions d’arrestations de son client, tout en exigeant sa libération.

« Ben Souk a fui son pays pour des raisons politiques »

10 août 2021, Sess Soukou Mohamed dit Ben Souk est enlevé par des hommes encagoulés en pleine rue à Bamako, la capitale malienne. Le lendemain, l’on apprendra que cet rapt est en réalité une arrestation qui fait suite à un mandat d’arrêt international lancé par la justice ivoirienne.

Le Procureur de la Commune 4 de Bamako a d’ailleurs produit un communiqué indiquant que le proche de Guillaume Soro, ancien Président de l’Assemblée nationale ivoirienne, a été arrêté pour « actes subversifs ». Et depuis deux semaines, l’ex-parlementaire ivoirien est détenu dans les locaux de la gendarmerie de Bamako

Maître Kalifo Yaro, avocat de Ben Souk, a certes eu accès à son client dans son lieu de détention à deux reprises. Mais, le membre du barreau de Bamako dénonce une procédure irrégulière vis-à-vis du membre de Générations et peuples solidaires (GPS).

« Les autorités judiciaires savaient qu’il résidait au Mali depuis plus d’un an et savaient où il habitait. Est-ce que nous avons besoin, dans ces conditions, d’aller l’intercepter par des hommes cagoulés. Un mandat d’arrêt international se fait dans le cadre d’une procédure régulière ! » a dénoncé l’avocat.

Avant de préciser que Sess Soukou Mohamed a dû fuir la Côte d’Ivoire, car il « fait l’objet d’une persécution à caractère politique. C’est un homme politique qui a fui son pays pour des raisons politiques. Au Mali ici, il n’y aucun acte qu’il a commis qui puisse motiver son enlèvement et sa détention ».

Me Yaro s’étonne toutefois que s’étant constitué avocat, d’ailleurs le seul, il n’ait pas encore eu accès à ce dossier. « Donc c’est une instruction qui est menée peut-être de façon partiale et ne garantit pas le droit à la défense », a-t-il accusé avant d’exiger la « libération immédiate » de son client.

lecourrierquotidien

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